Rubriques




Se connecter à

Le proxénète azuréen écope de trois mois ferme

Le Beausoleillois Michaël a été reconnu coupable de proxénétisme en sous-louant son appartement.

JEAN-MARIE FIORUCCI Publié le 28/02/2017 à 05:13, mis à jour le 28/02/2017 à 11:27
Cyril Dodergny

Le tribunal correctionnel vient de rendre son jugement dans l'affaire de proxénétisme qui mettait en cause le Beausoleillois Michaël, le Niçois Patrick et le Roquebrunois Marc.

Le premier prévenu cité, l'entremetteur, a été condamné à trois mois de prison ferme plus 500 € d'amende pour l'absence de carte de séjour. Le deuxième, le chauffeur de taxi, a écopé d'une peine de deux mois d'emprisonnement avec sursis et la confiscation de la somme de 800 € retrouvée dans ses poches le jour de l'interpellation. Le troisième, accusé d'hébergement illicite, a été relaxé.

Des sanctions somme toute assez proches de celles requises par le procureur Cyrielle Colle pour les deux principaux suspects. Soit trois mois ferme plus 600 € d'amende pour le coach sportif Michaël ; trois mois avec sursis pour le retraité Patrick. Le gérant de société Marc échappera aux 2.000 € d'amende réclamés.

Rappel des faits

L'enquête démarre au hasard d'une patrouille dans la rue Révérend-Père-Louis-Frolla (l'ancienne rue des Orchidées). Les policiers repèrent aux abords d'une maison les agissements d'un couple: un retraité niçois, dénommé Patrick, et un transsexuel désigné sous le pseudonyme de Flavia.

 

Conduits dans les locaux de la Sûreté publique, les fonctionnaires découvrent leur participation dans la "maintenance" d'une petite entreprise de prostitution bien organisée. L'homme, pour compléter sa maigre pension, convoyait contre rémunération les prostituées dans l'appartement dédié, avec son véhicule. La femme androgyne semblait être la plus assidue au sein de la communauté péruvienne implantée dans la métropole niçoise pour satisfaire aux demandes de prestations tarifées.

Quant au véritable proxénète, Michaël, absent à l'audience, il est le seul résident de l'appartement en question, sous-loué pour "dépanner", moyennant une rétribution mensuelle de 800 €.

En fait, le local servait de maison de passe. C'est précisément en s'intéressant à ce logement que les enquêteurs vont retrouver la trace du locataire, Marc, qui voulait conserver les avantages liés aux résidents locaux. Interrogés par le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, les deux prévenus présents avaient minimisé leur rôle en prétextant "rendre service".

Me Martine Wolff, du barreau de Nice, défendait le chauffeur de taxi. Elle a réclamé de "ne pas assimiler [son] client au sort de ceux qui évoluent dans les réseaux du proxénétisme. C'est un taxi clandestin. Il n'a pas le profil du mac, même s'il a été amoureux d'une prostituée sans concrétiser. Aujourd'hui, il est plus exploité qu'exploitant. Prévoyez un sursis limité".

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.