“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Le Pink Panthers en prend pour sept ans

Mis à jour le 30/01/2019 à 05:30 Publié le 30/01/2019 à 05:29

Le Pink Panthers en prend pour sept ans

Le tribunal criminel de Monaco a condamné, hier soir, le second auteur du braquage de la bijouterie Ciribelli, perpétré à Monte-Carlo le 21 juin 2007

Sur vingt ans de prison prononcés par les différents tribunaux européens et ramenés à seize par le biais des remises de peine, Zoran Kostic en est à sa neuvième année d’incarcération. Mais le Monténégrin devra ajouter la sanction de sept ans ferme infligée hier par le tribunal criminel pour le braquage de la bijouterie Ciribelli, le 21 juin 2007 à Monte-Carlo.

Puis il devra rendre des comptes à la justice suisse, la Principauté ayant émis un avis favorable pour son extradition vers la Confédération helvétique une fois sa peine monégasque purgée. Enfin, les Allemands auraient l’intention de récupérer l’accusé. Autant dire que ce membre fondateur des Pink Panthers devrait prendre sa retraite de braqueur en détention.

« Il ne dort plus »

La détention ! La grande crainte de Zoran Kostic, jugé depuis lundi pour des faits qualifiés de crimes depuis 2002. « En Allemagne, au Touquet, à Lausanne, Paris, Londres, Anvers, Monaco », énumère la présidente Françoise Carracha. L’accusé prétend culpabiliser à l’écoute du dernier pays cité. « C’est par rapport à l’enfant qui était dans le magasin. Si Nikola (son complice, NDLR) m’avait fait un geste, je ne serais jamais entré. D’ailleurs, si je ne l’avais pas rencontré, je ne serais pas venu ici. J’ai fait de nombreuses erreurs. Je regrette. Je demande pardon aux personnes que j’ai pu traumatiser… »

Afin de vérifier sa santé mentale, un expert intervient à l’audience par visioconférence. « Le sujet ne présente aucune altération de ses capacités, précise-t-il. La difficulté de travailler en Serbie l’a poussé à venir en France pour trouver emploi et logement. Aujourd’hui, il fait des cauchemars et ne dort plus. Il pense à sa famille… »

« Les Pink Panthers, ça n’existe pas »

Dans ses réquisitions, le premier substitut Cyrielle Colle préfère reprendre en détail la scène du braquage. La représentante du parquet général met en exergue le traumatisme des victimes, les déclarations des témoins, le préjudice de la bijouterie, le comportement dangereux des voleurs, la liste des infractions commises.

« C’est un professionnel. Il a décidé de vivre de cette manière en récupérant 100 000 e pour chaque braquage, soit un total de 700 000 e. La peine doit être cohérente. Donc identique à celle réclamée pour Ivanovic : six ans ferme. »

« Les Pink Panthers ça fait vendre, clame Me Charles Lécuyer, en défense. Mais ça n’existe pas ! Cette terminologie crée un fantasme d’une organisation criminelle. Alors, mon client est-il un pro ? Non ! Il prend des risques en allant boire un café dans le même établissement. Il choisit une bijouterie à quelques mètres d’un poste de police. Il est identifié parce qu’il a laissé ses empreintes dans la boutique. Le véhicule est stationné à peu de distance. Le choix du trajet est loin d’être le plus court pour sortir de Monaco. »

L’avocat s’attachera aussi à minimiser le rôle de son client. « Il n’a aucun pouvoir de décision. Il est juste là pour impressionner. Il ne s’est même pas occupé de négocier les montres. Écartez tout sentiment de culpabilité. Son avenir est obéré. Je sollicite la plus grande clémence. »

La grande crainte de Zoran Kostic était bien fondée. Il ira en prison pour sept ans.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct