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Le patron en difficulté se fait passer pour un banquier à Monaco

Mis à jour le 09/03/2015 à 08:52 Publié le 09/03/2015 à 08:50
Palais de Justice de Monaco 3
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Le patron en difficulté se fait passer pour un banquier à Monaco

L'affaire n'a rien avoir avec une histoire de spam. Manuel, en proie à de grosses difficultés financières dans son entreprise, a voulu faire preuve d'ingéniosité afin de trouver la parade technique pour déjouer l'ultimatum de paiement annoncé par son créancier.

L'affaire n'a rien avoir avec une histoire de spam. Manuel, en proie à de grosses difficultés financières dans son entreprise, a voulu faire preuve d'ingéniosité afin de trouver la parade technique pour déjouer l'ultimatum de paiement annoncé par son créancier.

Il s'agit d'une boîte d'intérim qui lui réclamait le règlement des prestations fournies, essentiellement de la main-d'œuvre !

Alors, pour éviter l'arrêt de son chantier, ce patron quinquagénaire lui a adressé, la veille, un courriel au nom et à l'en-tête de la Société Générale, l'avertissant qu'un virement de 39.853 euros avait été viré sur le compte. Mieux : une autre somme de 89.000 euros allait suivre.

En fait, le mail était faux. Le prévenu s'était fait passer pour un chargé d'affaire de l'établissement bancaire afin d'officialiser la disponibilité des fonds.

Tranquillisée, la société d'intérim retire aussitôt sa sommation péremptoire et autorise son personnel à poursuivre le travail. Mais au bout de quelques jours elle fait part de ses inquiétudes auprès de la banque et le pot aux roses est découvert…

«Qu'est-ce qui vous a pris ?», demande la présidente Stéphanie Vikström.

«J'ai subi des pressions énormes,avoue le prévenu à la barre, harcelé jour et nuit, car mon entreprise doit encore de l'argent à ce créancier. J'ai donc utilisé ce stratagème pour remettre les gens au travail. Je n'avais nullement l'intention de gruger.»

La partie civile, par la voix de Me Christophe Ballerio, sera intraitable.

«Quand les difficultés financières apparaissent en avril 2014, la situation devient intenable. En échange des prestations mon client ne perçoit aucune rentrée d'argent. Il décide alors de ne plus faire intervenir un seul de ses salariés sur le chantier. Il n'y a eu aucune menace de mort proférée à l'encontre du prévenu. Vous le condamnerez au paiement de la somme de 73/000 euros au titre du préjudice.»

Toutefois, pour le procureur Cyrielle Colle, «de continuer à mettre à disposition du personnel sur le chantier n'est pas liée à l'infraction. En revanche, dans le contexte des difficultés financières, ce Monsieur a trouvé la plus mauvaise des solutions. Il ne peut pas agir ainsi, même pour sauver sa société!»

Quinze jours de prison assortis du sursis.

Le tribunal divisera par deux les réquisitions du ministère public.

 


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