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Le mari éconduit se venge via 2 039 SMS d'insultes

Mis à jour le 25/05/2017 à 05:06 Publié le 25/05/2017 à 05:06
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Le mari éconduit se venge via 2 039 SMS d'insultes

Ce Monégasque n'a pas supporté que sa femme le quitte et refasse sa vie. Alors, il l'a harcelée de textos malveillants, injurieux, grossiers. Il écope de 2000 euros d'amende

C'est une histoire de divorce difficile, vécue par tant de couples alertés par les signaux de l'infidélité. Dans cette affaire évoquée devant le tribunal correctionnel, l'époux apprend que sa femme va refaire sa vie. Or, le nouvel élu fait partie de son cercle d'amis… Marri, ce Monégasque quadragénaire ne veut pas pour autant renoncer à son union. Et il a peur pour leurs enfants.

L'homme ressent alors un déchirement et ne se résigne manifestement pas à la rupture. Toujours amoureux et devenu jaloux, il essaie, d'abord, de persuader son épouse d'abandonner tout projet. Puis, pour se venger, il se comporte d'une manière insensée, déraisonnable, extravagante, stupide. Une fois les conjoints séparés, il envoie à son ex 2 039 SMS entre les mois de mai et de juillet 2016.

Soit une moyenne quotidienne de 23 messages malveillants, outrageants, reçus à intervalle régulier, assimilables à du harcèlement. Un délit ! « Pauvre cloche ! », « Sale et moche ! », sont les termes les moins prosaïques. N'entrons pas dans le détail pour les autres grossièretés et propos orduriers. La dame porte plainte…

Les raisons d'une telle perfidie ? Une sorte de partie de ping-pong plombée. Chaque envoi de texto inconvenant était aussitôt suivi d'un flot d'insultes téléphoniques de l'adversaire pour éviter des preuves écrites… Mais à la barre, le prévenu est calme. Il n'a plus de haine. Il informe simultanément le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle de la régularisation des relations entre les ex-époux.

Rapports normalisés aujourd'hui

« Je n'avais plus confiance en elle, assure-t-il. Aujourd'hui, nous avons de bons rapports. J'ai fait mon deuil depuis longtemps. Elle me demande même de partir avec eux (la famille recomposée). Je ne peux pas ! D'après les psychologues qui me suivent, j'ai fait une dépression et je suis sous traitement médicamenteux. Actuellement en invalidité, j'essaie de travailler dans l'informatique. »

Le magistrat, compréhensif, analyse aussi la portée destructrice de l'attitude du coupable. « Vos agissements ont eu des conséquences sur cette dame : un syndrome anxieux délétère soigné avec des antidépresseurs. Avec le sentiment d'être incomprise ! Imaginez sa tension nerveuse… Elle souhaitait un apaisement. Avec l'appel à la loi, tout se passe bien. »

Sur le ton de l'indulgence, le procureur Cyrielle Colle met le prévenu en garde : « Ce type de comportement ne doit jamais se produire dans des relations conjugales. C'est du harcèlement fort. Monsieur a été mis face à la réalité par les policiers et il a cessé. C'était très difficile pour Madame, cette situation entre conflits, disputes et inondation de SMS. Cela conduit à des pleurs, des dégradations des conditions de vie. À l'effondrement ! Ce n'était pas la réponse adaptée. » Et de requérir une peine d'un mois d'emprisonnement assorti du sursis.

Après un rappel du contexte, l'avocat Stephan Pastor fait état « d'une psychothérapie lourde qui a eu une influence sur son client. Angoissé par le sort des enfants, il a canalisé sa détresse par une tempête de SMS. Il le regrette. Il n'avait pas envie de faire du mal. Aujourd'hui, il revient vers les gamins afin d'assurer leur suivi. Je m'interroge sur l'opportunité d'une condamnation… »

Les juges prononceront une peine de 2 000 euros d'amende.


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