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Le coiffeur condamné pour vol, drogue et abus de confiance

Mis à jour le 14/07/2017 à 05:20 Publié le 14/07/2017 à 05:20
Le coiffeur libidineux écope de quatre mois de prison ferme.	(PhotoJ.-F.O.)

Le coiffeur condamné pour vol, drogue et abus de confiance

Le coiffeur-diva du salon « So.

Le coiffeur-diva du salon « So. B Monte-Carlo » au Larvotto, dont la renommée était surtout fondée sur la négociation d'une coupe gratuite en échange d'une prestation sexuelle pour une certaine clientèle féminine, doit s'arracher les cheveux ! Il a été condamné à quatre mois de prison ferme pour vol, abus de confiance, détention et usage de stupéfiants. Les juges n'ont toutefois pas retenu l'infraction de harcèlement : aucune pièce de ce lourd dossier ne confirmait une atteinte à la santé physique ou mentale des victimes.

C'est clair : la sanction a dû mettre ce figaro en colère. À la précédente audience (Monaco-Matin du 27 juin), le quadragénaire de nationalité italienne, représenté par son conseil, avait nié les faits par courrier adressé aux juges depuis la Suisse. Il estimait n'avoir rien à se reprocher et réfutait toute accusation à son encontre. Il évoquait des odieuses calomnies, une conspiration ourdie par les deux patronnes du salon, dès sa décision de partir pour travailler à Genève. Ces mêmes personnes, en revanche, étaient à la barre avec trois employées, afin de décrire le comportement ignoble du coiffeur et se constituer parties civiles.

« Coiffeuses terrorisées »

Cette affaire voit le jour au Grand Prix de F1 2014. À l'époque, un intérimaire dénonçait une succession de divagations sur ce coiffeur déjanté. Il se servait dans la caisse ; il détruisait les fiches clients de facturation afin d'empocher l'argent ; des femmes s'arrangeaient pour régler brushing, couleurs, mèches… en nature dans les toilettes de l'hôtel attenant. Comme il consommait de la drogue, les clientes pouvaient payer moitié en espèces, moitié en cannabis.

« Un drôle de professionnel, résumait le président Florestan Bellinzona. Il faisait une coupe contre une fellation ! Dans sa lettre, il évoquait une conspiration des cogérantes : elles perdaient la poule aux œufs d'or le jour de son départ de Monaco. S'il prenait dans la caisse, c'était simplement des avances sur salaire. Il surfacturait évidemment, mais en reversant chaque fois le tarif affiché au bénéfice du salon. Il empochait juste la différence ! »

Évidemment, les plaignantes réagissent à ces allégations : « L'individu avait une forte emprise sur les coiffeuses : elles étaient terrorisées ! Souvent, à la sortie d'un local, il s'essuyait le nez après avoir sniffé ! Il prétendait se moucher… Il est impossible de faire la balance comptable entre coiffures effectives et la partie fictive. Nous réclamons l'euro symbolique. » Deux employées optaient pour la poursuite de l'action civile.

« Le prévenu mettait les mains aux fesses et sur les seins, rajoutait le premier substitut Olivier Zamphiroff. Il mimait sodomies et fellations. Autant d'humiliations inadmissibles… Cet homme nie tout. Mais les témoignages sont là. La cocaïne aussi. Comme le droit de prélever sa dîme qui avoisine les 500 € par jour ! Passez à seize mois d'emprisonnement ferme. »

Pour la défense, « la drogue, le vol dans les caisses, personne ne l'a vu, soutenait Me Sarah Filippi. On va même débaucher mon client avec un salaire de 15 000 € mensuel afin d'apporter des clients et rapporter beaucoup d'euros ! Le harcèlement ? Même pas un certificat médical ! Le doute doit profiter à mon client. La relaxe s'impose d'elle-même. »

Le tribunal en décidera autrement.


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