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Le cambrioleur roumain de la "Villa La Luciole" condamné à huit mois ferme

Mis à jour le 29/06/2017 à 13:41 Publié le 29/06/2017 à 05:52
« J'ai escaladé le portail et j'ai réussi à rentrer dans le logement en forçant un volet avec des outils récupérés au sous-sol de l'immeuble», témoigne le prévenu à la barre.

« J'ai escaladé le portail et j'ai réussi à rentrer dans le logement en forçant un volet avec des outils récupérés au sous-sol de l'immeuble», témoigne le prévenu à la barre. Photo archive Franck Fernandes

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Le cambrioleur roumain de la "Villa La Luciole" condamné à huit mois ferme

C'est pour une tentative de cambriolage, perpétré en Principauté le 23 février 2016, qu'un ressortissant roumain de trente-six ans vient d'être jugé par le tribunal correctionnel.

Marius Bubutanu, extradé vers Monaco par la police serbe le 8 mai dernier, a écopé d'une peine de huit mois de prison ferme.

À l'époque, le monte-en-l'air avait "visité" un appartement situé au troisième étage de la "Villa La Luciole", en haut de la rue Louis-Aureglia. S'il avait pu s'enfuir aux premières sonorités de l'alarme, cet individu, sans domicile et sans emploi, avait été tout de même identifié par les enquêteurs grâce aux empreintes ADN relevées sur les lieux. Absent le 7 février dernier, il avait été condamné par défaut à une peine d'un an d'emprisonnement ferme avec mandat d'arrêt.

Mardi, à l'audience, l'avocat Clyde Billaud a demandé une expertise psychiatrique, car le voleur a été interné à plusieurs reprises pour schizophrénie. Refus du ministère public car aucun élément n'est associé à cette demande. L'affaire retenue, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle rappelle aussitôt les faits.

"Quand l'alarme se déclenche vers 22 h 06, des employés d'une société privée de sécurité interviennent et constatent une tentative de vol. Ils alertent la Sûreté publique. Les enquêteurs retrouveront plusieurs outils au bas d'une fenêtre. Des traces papillaires sont relevées. Croisées avec le fichier Interpol, elles correspondent au prévenu. Quelles étaient vos intentions?"

"Je voulais juste manger"

Le Roumain, adepte de la mendicité pour subsister, s'en souvient. "Il faisait froid. Je voulais me mettre à l'abri et j'avais très faim. J'arrivais de Bordeaux par le train et je suis descendu à Monaco par hasard. J'ai escaladé le portail et j'ai réussi à rentrer dans le logement en forçant un volet avec des outils récupérés au sous-sol de l'immeuble. Je voulais juste manger. Mais comme il n'y avait aucune denrée, je suis parti. J'ai beaucoup marché. Puis je me suis caché dans un jardin. Je ne voulais rien voler…"

Au niveau du casier judiciaire roumain, aucune souvenance d'une condamnation. Côté profession, une période de quatre années à réparer les chemins de fer et une propension à faire la manche.

"La mendicité me rapporte de 15 euros à 50 euros par jour…" A ce tarif on n'a pas faim, note le magistrat. "Je fume, répond le coupable. Je mange beaucoup et j'ai acheté des vêtements…" Mais le cambriolage peut-être très rémunérateur, lit-on dans le regard du premier substitut Olivier Zamphiroff.

Ses réquisitions le confirment. "Se faire passer pour un individu dans la plus grande précarité, n'empêche pas de se retrouver délinquant ! Je ne crois pas aux pérégrinations du prévenu. Et pour cette tentative de cambriolage, des complices étaient certainement à ses côtés. Écartez la demande d'expertise. Cet homme est un exécutant que l'on envoie à la manœuvre afin de rapporter du butin à l'équipe. Je vous propose dix mois ferme."

La défense ne partage pas totalement la vision du représentant du Parquet général. "On ne saura jamais si mon client était seul ou pas, en déduit l'avocat. Il a l'air d'un attardé mental. Dans pareil contexte difficile, ce n'est pas la solution idéale de l'envoyer en prison. Car il n'a pas conscience de la gravité de ses actes. Je réitère ma demande d'expertise. Ou bien faites preuve de clémence."

Le tribunal reverra à la baisse les réquisitions du ministère public et rejettera la demande d'expertise.

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