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Le butin d'1,2M€ n'a jamais été retrouvé, le braqueur de la bijouterie Ferret à Cannes condamné

Mis à jour le 20/09/2019 à 07:37 Publié le 20/09/2019 à 07:35
Bijouterie Ferret sur la Croisette à Cannes

Bijouterie Ferret sur la Croisette à Cannes Photo G.T.

Le butin d'1,2M€ n'a jamais été retrouvé, le braqueur de la bijouterie Ferret à Cannes condamné

Le braqueur, un Cannois de 31 ans, et deux complices avaient raflé plus de 1,2 million d’euros de bijoux et de montres dans la bijouterie Ferret sur la Croisette à Cannes. Le butin n’a jamais été retrouvé.

Le 19 novembre 2016, ils avaient braqué la bijouterie Ferret sur la Croisette. Humbert Monteiro, Cannois de 31 ans, avait agi à visage découvert et mains non gantées, avec deux complices aux visages dissimulés. Le trio avait raflé pour plus de 1,2 million d’euros de bijoux. Principalement des montres de marque Rolex. Le butin n’a jamais été retrouvé.

Reconnu, surveillé et finalement appréhendé avant une possible fuite en Thaïlande par la BRB de Nice, Monteiro a comparu mercredi devant le tribunal correctionnel de Grasse présidé par Pierre Kuentz.

Un moment soupçonné de recel, Eymen Ghribi a également pris place dans le box. Ce Cannois de 35 ans purge une peine de 5 ans pour tentative de braquage à Saint-Tropez. Défendu par Me Luc Tran Duy, il a finalement été relaxé de recel. Il avait déclaré lors d’une écoute: "Moi j’ai vu que les bijoux de Ferret, c’était un gros sac, il était lourd."

"C’était une histoire inventée de toutes pièces pour me faire bien voir, me faire valoir", se justifie-t-il. Quant à Monteiro, criblé de dettes de jeux pour un montant qu’il évalue à 28.000 euros, son addiction à la roulette l’a conduit, dit-il, à accepter 35.000 euros pour "monter au braquage."

Il ne dévoilera jamais l’identité de ses complices: "J’avais peur. Il fallait que je rembourse mes créanciers", explique ce chômeur aux 15 mentions à son casier judiciaire.

Le procureur de la République Annabelle Salauze requiert 12 ans de prison avec maintien en détention, et tente de démontrer l’association de malfaiteurs dans ce dossier.

"Désolé, c’est un braquage"

"Une peine disproportionnée alors qu’il a immédiatement reconnu les faits dès son interpellation", fait remarquer son avocat, Me Stephen Fernandez.

Deux autres prévenus sous contrôle judiciaire sont convoqués à la barre. Le premier, Thierno T,. un Niçois de 25 ans, est poursuivi pour avoir fourni la voiture ayant servi aux malfaiteurs à prendre la fuite après le braquage.

Une Clio "volée par l’intermédiaire d’un petit jeune", sans savoir qu’elle allait être utilisée pour ce braquage d’envergure, affirme-t-il. Thierno écope de 15 mois de prison sans mandat de dépôt.

Le second, Charles D. carrossier de profession, avait été sollicité pour repérer la présence éventuelle d’une balise, un tracker, dissimulé dans l’auto volée. Défendu par Me Cathy Guittard, il a été relaxé.

Enfin le tribunal reconnaît Monteiro coupable des faits qui lui sont reprochés, et le condamne à 8 ans de prison avec maintien en détention.

Dépeint comme "un brave garçon" il avait déclaré en braquant les deux vendeuses effrayées: "Désolé, c’est un braquage."

Le braquage a eu lieu le 19 novembre 2016.
Le braquage a eu lieu le 19 novembre 2016. archive G. T.

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