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L'auxiliaire de vie est accusée d'avoir étouffé sa patronne, la justice suspecte le chauffeur d'avoir escroqué la victime le jour de sa mort

Mis à jour le 03/07/2020 à 06:17 Publié le 03/07/2020 à 07:30
Danièle Ritorto, 74 ans, est morte étouffée sur son lit le 29 mars 2016 à Menton.

Danièle Ritorto, 74 ans, est morte étouffée sur son lit le 29 mars 2016 à Menton. Photo DR

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L'auxiliaire de vie est accusée d'avoir étouffé sa patronne, la justice suspecte le chauffeur d'avoir escroqué la victime le jour de sa mort

Homme de confiance et chauffeur de Danièle Ritorto, assassinée sur son lit le 30 mars 2016, Dominique S., 53 ans, agent de la Métropole de Nice, a escroquée son "amie" le jour où il a découvert son cadavre.

Dominique S. a un rôle secondaire mais essentiel dans la résolution du crime de Danièle Ritorto. Tout pouvait laisser penser à une mort naturelle.

Jusqu’à ce que des retraits d’argent surviennent post-mortem. Sur les vidéos des agences bancaires, l’individu sans scrupule apparaît en gros plan. Ce qui lui vaut de comparaître pour vol, escroquerie mais également pour travail dissimulé. Des délits passibles du tribunal correctionnel sauf que la justice a préféré ne pas dissocier ces indélicatesses de l’assassinat.

Agent de la métropole en congé longue maladie, la justice lui reproche en plus d’avoir eu une activité clandestine de taxi.

Il passait des petites annonces pour proposer ses services rémunérés aux personnes âgées. Ce qu’il conteste. Le jour du décès de Danièle Ritorto, il a fouillé les tiroirs et volé un jeu de clefs.

Il s’est ensuite empressé de téléphoner au conseiller bancaire de la victime au sujet d’une assurance-vie. "Comme elle m’aimait beaucoup, je pensais qu’elle m’avait laissé quelque chose", admet-il sans vergogne.

Le président Didier Guissart paraît sidéré par l’aplomb de l’individu qui possède de confortables économies.

"Le matin de la mort de Danièle, j’ai tourné en rond. J’ai subi un choc émotionnel", explique-t-il, plutôt volubile. "Ce choc a dû s’arrêter quand la carte bancaire était bloquée", ironise le président.

"Je ne suis pas un voyou, pas un délinquant. Je n’ai jamais été condamné. Elle me faisait confiance. Elle me confiait sa carte pour effectuer des retraits", répète Dominique S., prenant les jurés à témoin.

L’employeur de l’accusé a décrit, mercredi, un agent "plus souvent en arrêt maladie qu’en activité". "J’ai tous les certificats médicaux", oppose Dominique S., soutenu par Me Krid. Phobie de la surfaceuse de la patinoire (sic !), allergie au chlore, dépression, incapacité de porter des charges lourdes ou de conduire…

La liste des pathologies est impressionnante.

L’avocate générale Clotilde Ledru-Tinseau démontre sans difficulté que ces contre-indications étaient vite oubliées dès lors que Dominique S. transportait des personnes âgées.

À cet égard, la magistrate donne lecture de conversation édifiante. "Il ressort que vous vous faites payer des courses et qu’en plus, vous démarchez des clients."

Dominique S. s’offusque de telles accusations: "J’aime la compagnie des personnes âgées. Cela me rappelle mon enfance."

Le président Guissart craque: "Vous me prenez pour un imbécile."

"Non Monsieur le Président."


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