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L’auxiliaire de vie d'une dame âgée accusée de lui avoir soutiré 300.000 euros en deux ans

Mis à jour le 16/08/2019 à 08:35 Publié le 16/08/2019 à 08:30
L’audience a été reportée début septembre, le temps pour la victime de se porter partie civile ou non. 	(Illustration C.D)

L’auxiliaire de vie d'une dame âgée accusée de lui avoir soutiré 300.000 euros en deux ans

Ce mercredi 14 août, une auxiliaire de vie a comparu menottée devant le tribunal correctionnel. Incarcérée depuis le 21 septembre 2018, il lui est reproché d’avoir profité de la vulnérabilité d’une dame âgée de 87 ans entre le 26 mars 2016 et le 29 juin 2018. Les conséquences sont graves.

La prévenue aurait volé deux cartes bancaires afin d’effectuer plusieurs retraits frauduleux aux distributeurs de billets, pour une somme supérieure à 300.000 euros, grâce à sa connaissance des codes.

Le procès de cette quadragénaire de Beausoleil promettait un profond retentissement en Principauté. Car l’audience aurait mis en lumière les dérives d’une femme tentée par la vie facile. Et une relation de confiance excessive de la part d’une octogénaire dont les facultés corporelles pourraient être altérées.

"Est-elle dans l’incapacité d’assumer?"

Mais le président Jérôme Fougeras Lavergnolle estimait que la plaignante, absente à l’audience, avait des droits à l’information, à l’avocat et à être entendue. « Il apparaît dans cette affaire une victime âgée et dans l’impossibilité de se déplacer. Elle n’a pu être entendue dans la procédure d’information judiciaire par les policiers ou le juge d’instruction en charge du dossier. À ce jour, cette Monégasque ne s’est pas constituée partie civile. Est-elle dans l’incapacité d’assumer pareille décision de manière éclairée? Il faut prendre en compte ses intérêts et la réparation du préjudice subi. »

À cet instant, le premier substitut Cyrielle Colle, également consciente de la difficulté, a déclaré: « Afin de respecter les mesures visant à protéger cette personne âgée, le parquet général s’est mis en relation avec l’Association des victimes des infractions pénales (AVIP) afin de la contacter. Selon mes informations, cette dame a indiqué aux représentants de l’AVIP son intention de se porter partie civile dès mardi après-midi. Toutefois, dans la soirée, elle est revenue sur sa décision. C’est une personne fragile… »

"Elle a reconnu les faits"

La défense intervient à son tour. Inquiet de voir les magistrats se diriger vers un report, Me Clyde Billaud désirait « que sa cliente, jamais condamnée à ce jour, soit jugée dans les meilleurs délais. Car elle a reconnu les faits et après onze mois de détention elle attend votre décision. »

À l’issue d’un bon quart d’heure de délibération, les juges ont pris en compte la préservation des droits de la victime présumée, comme la situation de la prévenue présumée innocente.

Ils ont renvoyé le dossier à l’audience correctionnelle du mercredi 4 septembre, à 14 heures, afin de laisser suffisamment de temps à la réflexion de la plaignante pour se constituer partie civile.


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