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La vraie légende des "Pink Panthers", dont un des membres vient d'être condamné pour un braquage à Monaco

Mis à jour le 30/01/2019 à 09:42 Publié le 30/01/2019 à 09:42
Ce n’est pas une organisation mafieuse. Mais plutôt des gens qui œuvrent d’après un modus operandi basé sur l’observation et la détection des failles de sécurité dans les négoces comme dans les plans d’action de la police", détaille un commandant de police.

Ce n’est pas une organisation mafieuse. Mais plutôt des gens qui œuvrent d’après un modus operandi basé sur l’observation et la détection des failles de sécurité dans les négoces comme dans les plans d’action de la police", détaille un commandant de police. Illustration Série La Panthère Rose

La vraie légende des "Pink Panthers", dont un des membres vient d'être condamné pour un braquage à Monaco

Alors que le tribunal criminel de Monaco vient de condamner le second auteur du braquage de la bijouterie Ciribelli, perpétré à Monte-Carlo le 21 juin 2007, retour sur la genèse des "Pink Panthers". Des ex-militaires du bloc de l'Est dont le butin accumulé a dépassé les 500 millions d'euros

RELIRE Un "Pink Panthers" en prend pour sept ans pour le braquage d'une bijouterie de Monte-Carlo

Il y a d’abord l’action impudente, obstinée, de ces ressortissants de l’ex-Yougoslavie dont la volonté même était d’édifier une légende. Leur légende !

La carrière de cette poignée de professionnels du braquage, en effet, trouve ses racines dans la troisième guerre balkanique (1991-2001) qui a provoqué la dislocation de la Fédération yougoslave.

Ce conflit violent va favoriser la résurgence du nationalisme et pousser les républiques fédérées – Monténégro, Serbie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Slovénie et Macédoine – à s’émanciper à l’époque de la puissante capitale Belgrade.

Dès lors, des ex-militaires vont se reconvertir et se spécialiser dans les braquages des boutiques de luxe des grands noms de la joaillerie.

une scène
de la comédie
"la panthère rose"


C’est vers 1997 que se forment les premiers groupes. Ils vont s’attaquer au fil du temps aux bijouteries de Paris, Tokyo, Genève, Londres, Francfort, Dubaï, Monaco…

En 2003, Scotland Yard leur donne une "appellation contrôlée" : les Pink Panthers.

Les policiers britanniques viennent de découvrir un diamant bleu caché dans un pot de crème d’un des membres. Il n’y avait plus qu’à faire le rapprochement, assez incongru, avec une scène de la comédie "La Panthère rose".

Car leurs « exploits » tiennent plutôt du roman noir !

400 braquages et plus de 200 membres!


La légende démarre véritablement à partir de cet amalgame.

"Au début, raconte au tribunal le commandant de police chargé de l’enquête, la formation criminelle comptait une trentaine d’individus. Des Serbes, Croates, Monténégrins. Puis cette bande de miliciens va passer à un effectif de plus de deux cents membres. Ils vont commettre quelque 400 vols à main armée et accumuler un butin qui dépassera les 500 millions d’euros. Ce n’est pas une organisation mafieuse. Mais plutôt des gens qui œuvrent d’après un modus operandi basé sur l’observation et la détection des failles de sécurité dans les négoces comme dans les plans d’action de la police."

"Une reprise de l'activité criminelle par les jeunes"


Autre particularité : leur façon de passer à l’acte dans des délais très courts et de disparaître tout aussi rapidement.

"Quand on s’est aperçu que ces gangsters glissaient à travers les mailles du filet avec autant de facilité, Interpol a mis en place une cellule d’information, reconnaît l’enquêteur de la Sûreté publique. L’initiative a permis de juguler le phénomène. Toutefois, depuis peu de temps, on observe une reprise de l’activité criminelle par des jeunes. Cette évolution est des plus dangereuses car on n’est plus dans la manière concertée d’agir du début. C’est-à-dire pas d’arme et pas de violences. »

"Ils opèrent
à visage découvert"


Mais ce qui fait surtout la force des Pink Panthers, c’est la façon dont disparaît chaque fois le butin.

"On a du mal à retracer le circuit des receleurs, concède le fonctionnaire. Il faut y ajouter l’absence de système pyramidal ! Ce sont de vrais professionnels du vol, déjà recherchés avec plusieurs braquages à leur actif. D’ailleurs, ils ne prennent aucune précaution pour entraver leur identification car ils opèrent à visage découvert."


Toutes ces informations laisseraient-elles à penser que la nouvelle génération demeure organisée et prête à multiplier les braquages à l’avenir ?


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