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La violente dispute entre deux serviteurs d’une famille fortunée de Monace se termine au tribunal

Mis à jour le 29/10/2019 à 10:19 Publié le 29/10/2019 à 10:30
Les reproches mutuels, abondamment nourris à la barre du tribunal correctionnel, n’ont pas permis de déterminer la propre responsabilité de chaque employé.

Les reproches mutuels, abondamment nourris à la barre du tribunal correctionnel, n’ont pas permis de déterminer la propre responsabilité de chaque employé. Photo archives Jean-François Ottonello

La violente dispute entre deux serviteurs d’une famille fortunée de Monace se termine au tribunal

Bagage égaré, texto de mécontentement... deux serviteurs d’une famille fortunée de Monaco ont été licenciés. À la barre, ils ont tour à tour formulé leurs griefs et exposé leurs doléances face aux juges.

Une violente dispute entre collègues de travail a fini devant le tribunal correctionnel. Les faits? Une confrontation qui va trop loin pour des raisons somme toute futiles: un bagage égaré, un texto de mécontentement de la patronne, un intermédiaire pour relayer l’admonestation sur fond d’égocentrisme... L’affaire tourne au drame! Les deux salariés en viennent aux mains. Ils ont été licenciés. À la fois plaignants et prévenus à l’audience, ces serviteurs d’une famille fortunée de Monaco ont tour à tour formulé leurs griefs et exposé leurs doléances face aux juges.

Les reproches mutuels, abondamment nourris à la barre, n’ont pas permis de déterminer la propre responsabilité de chaque employé. D’un côté, le chauffeur, un Mentonnais de 28 ans, il se serait défendu sans riposter.

De l’autre, un ancien légionnaire quadragénaire ukrainien, il s’est estimé en état de légitime défense. Quel pugilat ! Quand le président Jérôme Fougeras Lavergnolle les interroge personnellement, on imagine les cordes du ring dans le prétoire pour concrétiser l’empoignade.

"J’ai eu le nez fracturé"

Le premier protagoniste raconte: "Il m’a craché au visage un gum! En me retournant, j’ai reçu un direct au visage. Mais je n’ai pas contre-attaqué. J’ai eu le nez fracturé avec deux jours d’ITT."

Le second se défend d’avoir expectoré le moindre bout de gomme à mâcher. "C’est le chauffeur qui m’a frappé d’emblée. J’ai eu le réflexe d’autodéfense. Pour finir, couvert d’hématomes j’ai été arrêté trois jours par le médecin." L’ITT fait réagir le magistrat. "Pour quelqu’un qui n’a pas opposé de résistance...", note-il en s’adressant au prévenu qualifié de débonnaire.

Réponse: "J’étais surpris en voyant ces photos. Comme c’est un ancien soldat de la Légion étrangère, il lui est tout à fait possible de s’être infligé des sévices..."

Le président fait part du témoignage d’un garde du corps: "Il évoque des tumultes dans la cuisine quand le factotum est venu pour agresser le chauffeur. Il n’a pas assisté à l’altercation. Mais quand ce dernier est sorti, il saignait du nez"»

Le premier substitut Cyrielle Colle va rapidement arbitrer le litige. "Deux versions contradictoires. Comment retenir la légitime défense? Deux jours d’arrêt pour la fracture du nez du chauffeur: c’est cohérent. Trois jours pour un hématome: C’est beaucoup! Vous devrez sanctionner le factotum par une amende de 800€ euros."

En défense, Me Pierre-Anne Noghès-du Monceau tablera sur la métaphore du terrain de football où l’arbitrage est sollicité pour départager les équipes adverses.

"Tout confirme le statut de victime de mon client de Menton. Il s’est fait licencier pour faute grave alors qu’il était agressé. Sauf erreur, l’ancien légionnaire est connu défavorablement. 5.000 euros € pour réparer le préjudice."

"Il essaie de nuire à mon client"

Me Laurent Denis-Peraldi, du Barreau de Nice apparaîtra surpris par les réquisitions du parquet. "On présente une inégalité dans les dommages subis. Ni certificat médical ni même une facture de la partie adverse. En fait, le chauffeur veut changer de binôme. Il essaie de nuire à mon client. Voilà la véritable raison. Pour la primauté des coups, on est dans l’incertitude. Vous devrez les relaxer ou les condamner conjointement. Je demande également 5.000 euros€ de dommages."

Le tribunal condamnera les deux prévenus à 300€ d’amende chacun.


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