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La totale pour un banquier espagnol au guidon de son scooter

Mis à jour le 11/04/2018 à 13:52 Publié le 11/04/2018 à 13:52
Avant même de comparaître à la barre du tribunal, le banquier avait été licencié.

Avant même de comparaître à la barre du tribunal, le banquier avait été licencié. Illustration M.A.

La totale pour un banquier espagnol au guidon de son scooter

Conduite en état d'ivresse, circulation en sens interdit, absence de casque, défaut de maîtrise, franchissement d'une ligne continue

Conduite en état d'ivresse, circulation en sens interdit, absence de casque, défaut de maîtrise, franchissement d'une ligne continue. Ce banquier espagnol avait tout faux, le 27 octobre dernier vers 2 h 20, en circulant sur la dorsale avec son scooter.

Les policiers le repèrent sur les écrans de contrôle au moment de sa chute. Il vient de percuter un trottoir et n'a pas de protection sur sa tête. Le conducteur se relève et part en direction du rond-point Aureglia.

en sens interdit

 

Il poursuit sa route jusqu'à la place du Canton où il emprunte la rue de la Colle en sens interdit. Face à ce pilotage hasardeux, les fonctionnaires relèvent l'immatriculation du deux-roues afin de convoquer plus tard le chauffard à la Sûreté publique.

À l'audience, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle est inquiété par le comportement intempestif du prévenu. "Aviez-vous bu ?" Ô combien !

10 coupes de champagne et 1 vodka

 

"J'ai passé la soirée au Sass' Café, avoue le prévenu, où j'ai consommé dix coupes de champagne et une vodka. Je me sentais apte à conduire…" Le magistrat : "Pourquoi étiez-vous sans casque ?" 

"Je n'ai eu aucun problème d'infraction jusqu'à présent, assure le financier. Je me souviens juste de la chute où je ne me suis pas blessé. Puis je suis rentré chez moi et le lendemain je suis allé travailler. Je reconnais mes fautes…"

perte d'emploi et indulgence

Brièvement, dans ses réquisitions, le premier substitut Olivier Zamphiroff estime que "ce personnage n'a pas pris conscience de la gravité des faits. Vous le condamnerez à une peine d'amende de 1.000 euros pour la conduite en état d'ivresse manifeste, plus quatre contraventions à 45 euros".

Pour défendre son client, Me Régis Bergonzi met en exergue "un trou de deux mois du fait des délais d'enquête pour convoquer Monsieur. Il n'y a aucune dénégation de sa part sur son alcoolisation quand il se présente chez les policiers qui lui ont restitué ses effets laissés sur la voie publique. Prenez en compte la décision de sa direction de se séparer de cet employé avec une lettre de licenciement. Décision qui a bien un lien avec cette affaire qui s'est rapidement ébruitée. Je vous demande de faire preuve d'indulgence".

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public, sauf pour le montant de la contravention pour franchissement de la ligne continue : il passera à 100 euros.


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