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La justice sanctionne deux supporters italiens porteurs de fumigènes

Mis à jour le 10/07/2017 à 12:43 Publié le 10/07/2017 à 05:19
Le palais de justice à Monaco.

Le palais de justice à Monaco. Photo J.-F. O.

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La justice sanctionne deux supporters italiens porteurs de fumigènes

Deux jeunes supporters turinois ont comparu devant le tribunal correctionnel pour infraction à la législation sur les armes de catégorie C.

Plus clairement, ils ont été sanctionnés par des peines d'amendes de 400 euros avec sursis pour avoir été contrôlés en possession d'un fumigène chacun.

Afin de comprendre le fond de cette affaire, un retour à la soirée du 11 avril dernier s'impose. L'événement avait atterré tous les amateurs ou non du ballon rond.

À quelques minutes du coup d'envoi du match entre le Borussia Dortmund et l'AS Monaco, en quart de finale aller de la Ligue des champions, le bus de l'équipe de football allemande avait été endommagé et un passager blessé par la déflagration de trois charges explosives.

Aussi, le 3 mai, pour la demi-finale opposant l'équipe de la Principauté aux joueurs turinois de la Juventus, la rencontre sportive avait-elle été placée sous très haute surveillance.

Aucun mouvement, attitude ou situation ne pouvait se soustraire aux regards des policiers. La preuve ? Quand un véhicule frôle l'autocar de l'ASM pour plaquer un autocollant, les agents le prennent en filature jusqu'à son lieu de destination : le parking du centre commercial du Métropole. Ils discernent les gestes d'un des occupants après sa sortie de la voiture : il se débarrasse d'un engin ressemblant à une grenade en le faisant glisser le long de sa jambe.

400 euros d'amende

Les deux "tifosi" sont interpellés et le second personnage avoue avoir une fusée identique dans sa voiture.

"En Italie, insiste le seul prévenu présent à l'audience, les fumigènes sont interdits sur les stades, mais pas en dehors…"

Mise au point du président Florestan Bellinzona : "Il n'est pas interdit de les acheter. Mais il est prohibé de les transporter en Principauté…"

Après le rappel de la tragédie de Dortmund, il était normal de suspecter une automobile qui s'approche aussi près du bus, estime le procureur Cyrielle Colle.

"Dans ce contexte, on ne peut rien écarter. Aujourd'hui, des fous commettent des actes innommables. De plus, ces dispositifs à faire de la fumée sont dangereux ! Ces personnes n'en ont pas conscience. Ce sont des armes, même si la définition prête à sourire. À cause de cela, ils ont raté le match ! Sans antécédent judiciaire, la peine doit être symbolique : 400 euros d'amende."

Un aspect de l'affaire interpellera la défense. "On nous reproche d'avoir transporté une arme ! Le fumigène constitue-t-il un danger pour la sécurité publique?"

Me Christophe Sosso fait aussitôt référence à un jugement de 2014 où les prévenus ont été relaxés, parce que les engins n'étaient pas allumés.

"Ni dégâts, ni blessés. Alors peut-on dire que c'est dangereux ? Mes clients travaillent et ils sont de bonne moralité. La leçon est comprise. Ces éléments devraient vous permettre d'assortir les sanctions du sursis."

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public et répondra favorablement à la plaidoirie de la défense.


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