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La justice revient masquée au tribunal correctionnel de Monaco

Mis à jour le 20/05/2020 à 13:46 Publié le 20/05/2020 à 11:20
Masques et parois en plexiglass, le nouveau décor de la justice monégasque

Masques et parois en plexiglass, le nouveau décor de la justice monégasque Photo Cyril Dodergny

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La justice revient masquée au tribunal correctionnel de Monaco

La prudence était de mise et les règles strictes, ce mardi, au palais de justice pour la reprise des audiences du tribunal correctionnel à Monaco.

Avec des mesures draconiennes pour pénétrer dans le prétoire. Magistrats, prévenus, greffières, huissier, par exemple, doivent avancer masqués. Seules exceptions, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle et la procureure Alexia Brianti, car ils sont protégés chacun par un imposant hygiaphone.

Les avocats, témoins convoqués et journalistes sont également soumis à des obligations. À leur arrivée, l’appariteur les invite à se laver les mains au gel hydroalcoolique, avant de les conduire aux places désignées sur des bancs très espacés. Outre la distanciation sociale de 1,50 m, ce fonctionnaire oblige le port du masque et de se munir de son propre stylo pour d’éventuels paraphes ou notes.

Une fois à l’intérieur, des bandes de balisage rayées de rouge et de blanc délimitent le périmètre où il est possible d’évoluer sans crainte d’une possible transmission de la contamination avec la juridiction collégiale.

La présidente veille

Ces mesures exceptionnelles sont prévues jusqu’à la prochaine rentrée judiciaire 2020-2021.

"Les dossiers sont convoqués à des heures différentes dont la seule difficulté est de les respecter, commence le président. En matinée, quelque huit à dix dossiers sont abordés afin d’éviter les attroupements. La session de l’après-midi est inchangée avec l’examen des gros dossiers d’information judiciaire, dans la salle de la cour d’appel."

Les dispositions sont claires. Mais, comme l’a démontré cette première audience, il peut y avoir des imprévus. Comme un dossier renvoyé. ET pour cause : comment un avocat peut-il défendre son client s’il n’a pas reçu la copie de la procédure à cause des perturbations postales causées par la pandémie du Covid-19?

Autre curiosité de ce mardi, la place "anormale" de la présidente du tribunal de première instance, Françoise Barbier-Chassaing, qui occupait le poste d’assesseur avec Florestan Bellinzona. Sans doute le moyen de veiller, en sa qualité de chef de juridiction, aux modalités de la mise en place des audiences. Voire d’apporter des améliorations.

Avocat sans masque rappelé à l’ordre

Ce qu’en pensent les avocats? Des voix se sont élevées contre "une institution archaïque au niveau informatique". Ils trouvent regrettable d’être confrontés, au XXIe siècle, aux lenteurs de la justice, avec une connectique réseau encore au stade des balbutiements dès qu’il est fait état de transmission de dossiers.

"Il faut encore et toujours se déplacer", bougonnent-ils. Quant au masque, s’il apparaît très utile pour éviter la transmission du virus, c’est une gêne évidente pour la clarté des débats. Le président a fait d’ailleurs un rappel à l’ordre mesuré pour un avocat récalcitrant: il avait commencé sa plaidoirie sans masque…

Une sonorisation des salles d’audiences du rez-de-chaussée et du premier étage serait la bienvenue…

Lors de cette audience de rentrée, un avocat a toutefois oublié ses habituels griefs contre les juges, déclarant en préambule à sa plaidoirie "le bonheur et la joie de retrouver présents les acteurs de la justice monégasque".


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