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La femme de ménage faisait payer son crédit à son employeur

Mis à jour le 27/10/2018 à 07:25 Publié le 27/10/2018 à 07:29
Employée au noir, la prévenue estime que son employée a voulu

Employée au noir, la prévenue estime que son employée a voulu Illustration archives NM

La femme de ménage faisait payer son crédit à son employeur

Une femme de ménage, tentée de rembourser son crédit en fournissant les références de la carte bleue de sa patronne à l'organisme financier prêteur, vient de comparaître pour usage frauduleux d'un instrument de paiement volé ou falsifié.

A la barre, cette Portugaise quadragénaire s'est défendue de toute malversation.

Entre les mois d'octobre et novembre 2017, trois paiements de 200 euros chacun alertent l'employeur à la réception de relevé bancaire. Ces sommes ne correspondent à aucun retrait ni débours.

Après avoir contacté sa banque, la patronne porte plainte et assure qu'elle n'a jamais autorisé la domestique à utiliser sa carte bancaire.

"D'autant que vous travaillez au black"

Une rapide enquête fait apparaître la responsabilité de la femme de ménage employée au noir, car l'administration concernée a refusé de lui délivrer un permis de travail sur Monaco.

Le subterfuge est très simple : la prévenue avait rentré sur Internet les numéros et date de validité notés sur le moyen de paiement électronique afin d'autoriser les prélèvements pour rembourser un crédit à la consommation.

«Quand vous avez été entendue, précise le président Florestan Bellinzona, vous avez assuré que cette dame était au courant. C'était en quelque sorte une façon de vous rémunérer les heures supplémentaires effectuées. Vous estimez ensuite que sa dénonciation est un moyen de se venger de l'avoir quittée. Ce n'est pas très clair, car cette personne vous a payée plusieurs fois par chèque bancaire et les montants correspondent. D'autant que vous travaillez au black sur un territoire où cela vous est interdit…»

Malgré les vérités révélées du magistrat, la prévenue maintient son raisonnement d'entente réciproque et de revanche depuis qu'elle n'est plus au service de sa patronne. Le premier substitut Olivier Zamphiroff subodore la description d'une caricature par la prévenue afin de se faire relaxer.

"Employée et employeur ne sont pas clairs"

«Madame, votre employeur vous aurait autorisée à relever les numéros afin de vous piéger et porter plainte ensuite? Je ne crois pas à cette version. Il y a un véritable problème. Je vous propose une condamnation avec une amende assortie du sursis dans ce dossier où l'employée et l'employeur ne sont pas clairs.»

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public avec un montant de 600 euros assorti du sursis.


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