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La dispute avec un gardien de parc vire au pugilat à Monaco

Mis à jour le 12/07/2016 à 05:05 Publié le 12/07/2016 à 05:05
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Cyril Dodergny

La dispute avec un gardien de parc vire au pugilat à Monaco

Aucune relation avec la finale de l'Euro 2016 ! En fait, Fernando, un Portugais de 33 ans, plaquiste de profession, n'a pas apprécié qu'un surveillant du parc de la Roseraie, à Fontvieille, se montre autoritaire envers sa fillette.

Quand un collègue est venu s'interposer, la tension est vite montée et l'altercation a pris une mauvaise tournure.

Il s'est retrouvé à l'hôpital avec plusieurs traumatismes et œdèmes. Bilan : cinq jours d'ITT. La confrontation s'est poursuivie devant le tribunal correctionnel où le prévenu a comparu menotté. Condamné à une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis, il devra également verser 2 000 € à la victime.

La scène date de vendredi dernier. Un gardien du célèbre jardin dédié à la fleur préférée de la princesse Grace siffle et réprimande une fillette qui touche les canards et piétine les pelouses. Le père, alcoolisé, s'approche et menace le préposé : « On ne traite pas mon enfant comme un chien. » Un autre surveillant intervient pour calmer la situation afin d'éviter le pire. Il est accueilli par une balayette (1) et chute à terre…

« J'étais tellement énervé… »

À la demande de la présidente Sophie Léonardi, la victime donne sa version des faits. « Monsieur m'a insulté, donné des coups de poing. Je saignais du nez. J'ai eu un réflexe d'autodéfense en me mettant en boule sur le sol. Choqué et blessé, j'ai abouti au CHPG… Je sollicite 5 000 € pour le préjudice… »

Le détenu réfute l'ivresse et évoque un banal incident au cours de la balade familiale en Principauté. « Alors pour quelle raison avez-vous refusé l'éthylotest ? » lance la juge. « J'étais tellement énervé à cet instant. Mais après j'ai acquiescé… »

S'il est difficile de savoir qui a déclenché la bagarre, le procureur Cyrielle Colle est formelle : « Le prévenu a porté les coups pour une raison futile. Un témoin donne une version identique à celle de la victime. Un agent confirme son état d'ivresse. On ne violente pas des gens en pleine rue devant des enfants ! Pareille attitude mérite une peine de dix jours ferme. Elle sera beaucoup plus longue si vous optez pour le sursis. »

L'avocate de la défense, Me Raphaëlle Svara, brouille un peu l'image de la certitude. « À part la violence, mon client conteste le reste. Les témoignages sont divergents et font naître un doute qui doit lui profiter. Vous jugez un père de famille de trois enfants dont l'épouse ne travaille pas. Une peine trop sévère lui porterait préjudice. Soyez cléments… » Le tribunal s'en tiendra à la seconde option soulevée par le ministère public.


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