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La cour d’appel se féminise à Monaco avec l'arrivée de deux nouvelles magistrates

Mis à jour le 29/09/2020 à 14:34 Publié le 29/09/2020 à 14:30
Autour du premier président de la cour d’appel, Brigitte Grinda Gambarini (au centre), au pied de l’escalier (de g. à dr.) les nouveaux conseillers Catherine Lévy et Sandrine Lefebvre. Derrière (de g. à dr.), la vice-présidente Muriel Dorato-Chicouras et la conseillère Claire Gillois-Ghera.

Autour du premier président de la cour d’appel, Brigitte Grinda Gambarini (au centre), au pied de l’escalier (de g. à dr.) les nouveaux conseillers Catherine Lévy et Sandrine Lefebvre. Derrière (de g. à dr.), la vice-présidente Muriel Dorato-Chicouras et la conseillère Claire Gillois-Gher... Photo J.-M.F.

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La cour d’appel se féminise à Monaco avec l'arrivée de deux nouvelles magistrates

Elles ont prêté serment, ce lundi matin, devant les représentants de la juridiction du second degré, en présence de nombreuses personnalités de la justice monégasque.

En Principauté, la rentrée judiciaire est souvent marquée par des mouvements au sein de la magistrature. Ce lundi matin, deux nouvelles magistrates ont prêté serment au palais de justice devant le premier président de la cour d’appel, Brigitte Grinda-Gambarini, et du procureur général, Sylvie Petit-Leclair, en présence du directeur des services judiciaires, Robert Gelli*.

À deux jours de l’audience solennelle de rentrée des tribunaux, on pouvait noter la féminisation de la cour d’appel avec l’arrivée des conseillers Sandrine Lefebvre et Catherine Lévy.

"Comme si vous étiez monégasque "

Après quelques mots de bienvenue dans leurs nouvelles fonctions, Sylvie Petit-Leclair a évoqué "un moment important et émouvant, d’autant plus important et émouvant qu’il va vous permettre d’exercer des fonctions juridictionnelles comme si vous étiez monégasques. Il est par ailleurs habituel de rappeler que Monaco est, avec la principauté d’Andorre, le seul État au sein duquel des magistrats français peuvent être détachés pour y exercer des fonctions juridictionnelles".

Après le rappel des engagements mutuels et une réponse efficace aux sollicitations, la dirigeante du Parquet s’est félicitée "des points communs siège-parquet avec Mme Lévy et des fonctions de juge d’instance dans la région parisienne avec Mme Lefebvre". "Il me reste à vous souhaiter un plein épanouissement et une belle réussite dans votre tâche."

Puis, en préambule, Brigitte Grinda-Gambarini a rendu hommage à Sylvaine Arfinengo et Éric Senna dont le détachement a récemment pris fin après six années dans leurs fonctions de conseillers. La première présidente a mis également en exergue les cursus riches et diversifiés de Sandrine Lefebvre et Catherine Lévy (lire par ailleurs).

Sans oublier de souligner les spécificités du Droit monégasque, d’après une universitaire de Toulouse: "Ces textes existent véritablement. Ce n’est pas parce que ce droit s’inspire largement de celui du grand pays voisin qu’il n’est pas un droit autonome ayant des caractères propres. Cousin certes, mais national néanmoins. Vous ne serez pas confrontées seules à cette difficulté puisque nous travaillerons toujours en équipe, tant au parquet qu’au siège, et nos échanges quotidiens faciliteront naturellement votre adaptation. Le challenge sera réciproque puisque vos expériences précédentes seront très instructives pour nous permettre, le cas échéant, d’améliorer certaines pratiques."

À l’issue des allocutions, les deux magistrates ont prêté serment. L’audience solennelle était levée.

*On notait également la présence de la vice-présidente Muriel Dorato-Chicouras. du conseiller Claire Gillois-Ghera, de la présidente du tribunal de première instance Françoise Barbier-Chassaingde, du procureur général adjoint Olivier Zamphiroff, du conseiller auprès du directeur des Services judiciaires Richard Dubant et du secrétaire général Philippe Mouly, du bâtonnier Régis Bergonzi, etc.

 

Des parcours riches et diversifiés

Chez Sandrine Lefebvre, après des études de droit à Nice, la polyvalence est de règle. Premières fonctions au TGI de Beauvais. Puis, de 1997 à 2000, à Pontoise. Elle se rapproche des Alpes-Maritimes de 2000 à 2005 où on lui confie la vice-présidence du TGI de Grasse. Au mois de janvier 2016, elle devient conseiller à la cour d’appel d’Aix et s’occupe de la délinquance financière. Outre une activité professionnelle élogieuse, la juge a souhaité venir en Principauté afin de découvrir un système judiciaire étranger.

En région Paca de 2005 à 2012, la dernière affectation de Catherine Levy était la Polynésie française. En 1982, elle est nommée au TGI de Nevers, puis au TGI d’Évry jusqu’à l’année 1989, date à laquelle elle intègre le TGI de Paris en tant que juge d’instruction dans la section des mineurs. Après un passage au ministère de la Santé jusqu’en 1991, elle est au Parquet de Libourne, puis au TGI de Fort-de-France, en Martinique. Retour en 1999 à Paris pour se rapprocher du groupe Accor, puis vice-présidente au pôle financier du TGI de Marseille. Chargée du service de politique pénale à la Cour d’appel de Paris en 2012 elle était depuis 2015 conseiller à la cour d’appel de Papeete.


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