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L'auxiliaire de vie risque un an de prison pour avoir volé une dame âgée

Mis à jour le 14/12/2016 à 05:13 Publié le 14/12/2016 à 05:13
La prévenue n'est pas venue se défendre.

La prévenue n'est pas venue se défendre. Photo M.A.

L'auxiliaire de vie risque un an de prison pour avoir volé une dame âgée

Une auxiliaire de vie absente à l'audience du tribunal correctionnel de Monaco est soupçonnée d'avoir délesté une dame âgée de ses bijoux et de ses coordonnées bancaires. La prévenue en état de récidive encourt un an d'emprisonnement

C'est assez récurrent ! Les auxiliaires de vie sont souvent semoncés par les juges du tribunal correctionnel pour leurs attitudes inconvenantes au cours de leur intervention à domicile chez des personnes dépendantes.

Dernier exemple : cette Italienne, sans profession, très dévouée au demeurant, venue en Principauté pour s'occuper d'une dame âgée. Mais en réalité elle aurait délesté l'octogénaire de ses nombreux bijoux et de ses coordonnées bancaires. Absente à l'audience, le ministère public a requis un an d'emprisonnement avec mandat d'arrêt.

Sans explications de la prévenue, à la demande du président Jérôme Fougeras Lavergnolle, le fils de la victime évoque à la barre le préjudice subi: "En juillet 2012, les codes de la carte bancaire de ma mère ont servi à faire plusieurs achats sur internet. De l'argent a disparu. Il lui a été dérobé plusieurs bijoux très anciens estimés globalement entre 70 000 euros et 100 000 euros. Nous avons dressé une liste complète…"

Dans un premier temps, l'enquête révèle que l'employée avait, à l'époque des faits, largement abusée du commerce électronique sur le web pour des pneus, capsules Nespresso, vêtements, etc.

Un préjudice total autour de 305 000 euros

"C'est d'ailleurs de cette façon que les policiers sont remontés jusqu'à cette femme, lance le président. Interrogée, elle nie toute malversation. Puis, sous la pression des inspecteurs, elle admet avoir détourné et communiqué les coordonnées bancaires de l'octogénaire au compagnon de sa fille. Elle avoue également avoir volé une montre en or et une bague seulement, pour les revendre. Mais comme elle était soupçonnée, la fautive les aurait jetés dans une poubelle… Son casier français comporte une condamnation."

C'est au tour de la partie civile, par la voix de Me Jérôme Morel, du Barreau de Nice, d'apporter des précisions.

"Les préjudices des sommes réglées avec la carte bancaire ont été pris en charge par les assurances. Toutefois, la prévenue a menti pendant quarante-huit heures avant de reconnaître ses méfaits. Et par peur que la police enquête chez elle, elle aurait jeté les autres bijoux dans le port de Nice. Une assertion d'autant plus étrange quand on remarque les gros dépôts d'argent sur son compte à la même période! Ne pourraient-ils pas provenir de la vente des bijoux?"

L'avocat finalisera ses propos en citant un proverbe russe: "Avoir pitié d'un voleur, c'est insulté le volé ! Le préjudice total se situe autour de 305 000 euros ! Il faut punir cette voleuse…"

Le procureur général adjoint Hervé Poinot rappellera les déclarations mensongères de l'auxiliaire de vie.

"Pour la carte bancaire, elle a pu être également l'auteur et la bénéficiaire. Car elle les a obtenues en ouvrant le sac de la victime. Je ne crois pas plus aux bijoux jetés dans une poubelle si je me réfère aux 10.000 euros déposés sur son compte. Elle n'a pas le courage de venir à l'audience. Et elle a déjà été condamnée pour des vols auparavant et violence avec arme. La sanction doit être sévère : un an d'emprisonnement avec mandat d'arrêt."

Le tribunal a mis l'affaire en délibéré jusqu'au mardi 3 janvier 2017.


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