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L'agent immobilier aurait bien été agressé

Jean-Claude aura tout le temps pour savourer (ou regretter) sa vengeance, pendant quatre mois, à la maison d'arrêt.

J.-M. F. Publié le 14/03/2016 à 05:02, mis à jour le 14/03/2016 à 05:02

Jean-Claude aura tout le temps pour savourer (ou regretter) sa vengeance, pendant quatre mois, à la maison d'arrêt. Il devra également verser l'euro symbolique réclamé par la partie civile. À l'issue d'un long délibéré, la décision a été rendue par le tribunal correctionnel dans cette affaire (Monaco-Matin du jeudi 18 février). La défense réfléchit à un éventuel appel.

L'affaire oppose un agent immobilier monégasque et un de ses anciens collaborateurs. Ce dernier lui avait tendu un guet-apens, le 14 octobre 2014, au petit matin, dans le parking de l'immeuble « L'Observatoire Palace » dans le quartier des Moneghetti. Dans son témoignage, la victime parlait d'une agression avec un taser. Le différend évoqué ? Un contentieux vieux de vingt ans : le plaignant avait procédé, à l'époque, à son licenciement ! Les débats auraient été plus passionnants si les deux rivaux, absents à l'audience, ne s'étaient pas affrontés par avocats interposés.

 

La scène se déroule quand l'agent immobilier monte dans son véhicule pour accompagner son fils à l'école. En corollaire, un certificat médical témoigne de cinq jours d'ITT. Commence alors un travail de fourmi où les enquêteurs épluchent les enregistrements de vidéosurveillance de la propriété, de la voie publique et du parking des Révoires. Ils notent l'activité de deux véhicules, dont un appartient au prévenu, avec un étrange échange des plaques d'immatriculation.

Ce dernier réfutait toute présence le jour de l'agression. Mais la partie civile soutenait l'envoi de lettres de menace à l'agent immobilier avec des demandes d'argent. Préméditation et chantage confortaient son action en justice. Le ministère public était également convaincu de la culpabilité du suspect. Par sa description, concordant avec le physique de l'agresseur et sa présence sur les lieux. Il avait demandé six mois d'emprisonnement.

La défense mettait quiconque au défi de prouver l'identification du prévenu dans le dossier. Quant au certificat médical, il s'appuyait uniquement sur le récit du plaignant. Aux faits subjectifs, la réaction appelait la relaxe ! Affaire à suivre ?

Offre numérique MM+

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