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Justice sans pitié pour une tentative de vol de portable à Monaco

Mis à jour le 31/07/2019 à 09:29 Publié le 31/07/2019 à 09:06
La femme a été condamnée pour une tentative de vol de téléphone portable.

La femme a été condamnée pour une tentative de vol de téléphone portable. (Illustration Cyril Dodergny)

Justice sans pitié pour une tentative de vol de portable à Monaco

Le tribunal correctionnel a été sans pitié à l'égard d'une voleuse qui a subtilisé le portable d'une jeune femme posé sur la table d'un restaurant. Jamais condamnée à Monaco mais onze fois en France, la prévenue a été envoyée en prison pour quatre mois.

Dans l’après-midi du vendredi 21 juin 2019, une jeune femme consomme à la terrasse d’un établissement dans la zone piétonne de la Condamine afin de se détendre et se désaltérer. Son inséparable portable est posé inconsidérément sur la table…

Elle ne prête pas attention à une femme à la tenue vestimentaire négligée qui s’approche d’elle. Pas plus d’intérêt quand celle-ci lui tend une sorte de petit panneau avec quelques mots recopiés à la hâte.

Toutefois, la consommatrice conserve un œil fixé sur l’écran de son smartphone. La subtilisation du téléphone, même avec la dextérité d’un prestidigitateur, ne pouvait échapper surveillance de la victime…

Condamnée onze fois pour vol

Mise en cause pour une tentative de vol, une Roumaine âgée de 32 ans a comparu menottée devant le tribunal correctionnel pour cette infraction. Le modus operandi ne tenait pas du stratagème savant. La voleuse se faufilait entre les tables du restaurant avec une pochette dans une main. De l’autre, avec habileté, elle escamotait l’appareil.

"Quand cette dame s’est aperçue de votre action illicite, mentionne le président Florestan Bellinzona, vous avez rapidement jeté le portable dans son sac. La plaignante (absente à l’audience, NDLR) est allée conter votre manière d’agir à la police. Les agents vous ont rapidement interpellée. Vous étiez encore proche des locaux de la Sûreté publique. En fait, vous êtes venue pour voler. Il suffit de consulter votre casier judiciaire français où apparaissent onze mentions pour vols, vols par ruse, vols en réunion, vols à l’étalage…

"J’étais venue pour mendier"

La prévenue s’excuse de son "mauvais réflexe" sans reconnaître les faits reprochés. "J’étais venue à Monaco juste pour mendier afin d’avoir quelques euros pour manger, répète-t-elle en boucle. Mais comme j’avais bien trop bu…"

Étonnement du magistrat : "Vous étiez alcoolisée? Les policiers ne l’ont ni constaté ni mentionné. Enfin, vous certifiez être venue seule. Or, vous racontez qu’une amie a prévenu votre mari qui a rappliqué dans les locaux de la rue Suffren-Raymond dans les premières minutes qui ont suivi votre interpellation."

Le premier substitut Olivier Zamphiroff déploie alors un geste ample dans l’enceinte du tribunal, le front plissé et un œil scrutateur à l’adresse de la détenue dans le box. "Madame fait mine d’ignorer le français. Pourtant, depuis qu’elle vit dans une caravane sur le parking de l’Allianz Riviera, à Nice, elle a eu le temps de s’en imprégner."

Au moment de requérir une peine de six mois de prison ferme, le représentant du parquet général exhorte la collégialité à ne pas se laisser "attendrir par une prévenue au casier monégasque vierge. C’est une chevronnée des vols en tout genre…"

"Elle a eu le mauvais réflexe"

Me Clyde Billaud essaie au mieux de prendre le contre-pied des propos du ministère public. "Ma cliente, fortement alcoolisée, a eu le mauvais réflexe. Si ses antécédents judiciaires doivent être pris en compte, ils sont totalement étrangers à la Principauté et, reconnaissez-le, sa dernière infraction date de 2013. Soyez humains devant cette personne démunie, dont les conditions de vie précaire l’obligent à mendier pour subsister."

Le tribunal ramènera la peine à quatre mois ferme.


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