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Jusqu'à huit ans de prison pour six policiers de la BAC de Paris

Mis à jour le 22/02/2021 à 16:51 Publié le 22/02/2021 à 16:45
Un policier de la brigade anti-criminalité (BAC) du XVIIIe arrondissement de Paris a été condamné lundi à huit ans d'emprisonnement pour corruption et trafic de stupéfiants notamment

Un policier de la brigade anti-criminalité (BAC) du XVIIIe arrondissement de Paris a été condamné lundi à huit ans d'emprisonnement pour corruption et trafic de stupéfiants notamment AFP/Archives / Thomas COEX

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Jusqu'à huit ans de prison pour six policiers de la BAC de Paris

Un policier de la brigade anti-criminalité (BAC) du XVIIIe arrondissement de Paris a été condamné lundi à huit ans d'emprisonnement pour corruption et trafic de stupéfiants notamment, et cinq de ses collègues se sont vu infliger des peines allant du sursis à un an ferme.

Le principal prévenu, Karim M. surnommé "Bylka" (kabyle en verlan), a été reconnu coupable des sept infractions qui lui étaient reprochées et a vu sa peine assortie d'une interdiction définitive d'exercer.

"Vous avez trompé l'autorité judiciaire et trahi la confiance de l'institution policière (avec) ces agissements de délinquant chevronné", a déclaré lors du prononcé du jugement la présidente du tribunal.

Chef informel d'une équipe de la BAC, le brigadier de 47 ans était notamment poursuivi pour avoir fait souscrire une "assurance" à des dealers du quartier populaire de la Goutte d'Or, accordant sa protection à certains en les laissant travailler, moyennant contrepartie.

Il a "mis à la disposition de délinquants ses prérogatives de police judiciaire" dans "l'intérêt de ces délinquants et de [lui]-même", a estimé le tribunal, qui l'a aussi condamné pour avoir piégé un suspect lors d'une interpellation fabriquée, moyennant 80.000 euros.

Lors du procès début février, où il a comparu détenu aux côtés de cinq membres de son groupe et de deux informateurs officieux, il a contesté toute corruption, invoquant des méthodes policières visant à obtenir des informations, dont sa hiérarchie avait connaissance.

"Il est bien évident que nous allons interjeter appel", a réagi son avocat Patrick Maisonneuve, dénonçant un "jugement qui repose sur des affirmations" sans "démonstration".

Aaron B., 39 ans, considéré comme l'adjoint de Karim M., a été condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis pour faux et vol par personne dépositaire de l'autorité publique avec, là aussi, une interdiction définitive d'exercer. Son avocat a précisé son intention de faire appel.

A l'encontre des quatre autres fonctionnaires, le tribunal a prononcé des peines allant de 12 mois avec sursis à deux ans dont un an ferme avec interdiction définitive d'exercer.

Agés de 29 à 33 ans, ils ont été condamnés pour une interpellation d'avril 2019, certains pour avoir frappé un suspect dans la voiture de la BAC, d'autres pour avoir "habillé" la procédure en faisant croire que l'homme avait du crack et un couteau sur lui - en réalité confisqués à un autre la veille.

Les deux derniers prévenus, des indics de "Bylka", ont été condamnés à 5 ans de prison ainsi que 30.000 euros d'amende, et à un an de prison. Le premier, 57 ans, a été reconnu coupable de corruption active et trafic de stupéfiants, le deuxième, 53 ans, de cette seconde infraction seulement.


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