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Jugement de la dernière chance pour un consommateur de drogue

Mis à jour le 12/12/2017 à 05:21 Publié le 12/12/2017 à 05:21
Le prévenu ne justifiait d'aucune visite médicale.

Le prévenu ne justifiait d'aucune visite médicale. J.-F.O.

Jugement de la dernière chance pour un consommateur de drogue

La drogue et, dans une moindre mesure, la rébellion, font partie des infractions reprochées à un Vallaurien de trente-huit ans depuis 2015.

La drogue et, dans une moindre mesure, la rébellion, font partie des infractions reprochées à un Vallaurien de trente-huit ans depuis 2015. Le tribunal correctionnel, à l'époque, l'avait condamné à une peine de deux mois d'emprisonnement avec sursis, mise à l'épreuve et obligation de soins pour une affaire de stupéfiants. Ces dernières modalités permettent, en théorie, de préserver le fautif d'une éventuelle récidive et de favoriser sa réinsertion. En revanche, s'il refuse de s'y soumettre ou néglige ces mesures d'accompagnement, le prévenu s'expose à la révocation du sursis et sa peine est alors convertie en emprisonnement ferme.

« Pourtant, ce même tribunal vous avait mis en garde en juillet 2015, insiste le président Jérôme Fougeras Lavergnolle. Mais au lieu de rencontrer le juge d'application des peines et de lui remettre chaque fois un certificat médical, vous n'avez carrément plus répondu aux convocations dès le mois d'octobre. Vous ne justifiez pas, non plus, des visites chez l'assistante sociale qui n'a plus de vos nouvelles depuis le 4 avril 2016. »

« Comment en arriver là malgré les décisions »

Cet intérimaire, qui vivait, il n'y a pas très longtemps encore, de l'allocation du RSA, met en cause son changement d'adresse et estime qu'il va mieux. « Vous n'avez peut-être plus besoin de l'addictologue, relève le magistrat, mais vous ne présentez aucun document pour l'attester. Quand on regarde votre casier français, vous avez quand même sept condamnations pour stupéfiants, vol, recel, violences… » La représentante du parquet général apparaît choquée par ce manque de rigueur.

« Comment en arriver là, dénonce le procureur Cyrielle Colle, malgré les décisions imposées par la justice ? Ce personnage a pris le jugement du tribunal bien trop à la légère. Il ne respecte aucune mesure depuis plus d'un an. Pour les certificats médicaux, il en a donné deux ! Certes, l'élément positif c'est qu'il est présent à cette audience. Mais où en est sa consommation de stupéfiants ? »

L'avertissement sera solennel : « Les soins et analyses toxicologiques doivent être effectués pendant trois ans. Tout est fait pour l'aider ! S'il n'y a pas de résultats des prélèvements, il n'y aura plus de débat la prochaine fois. Accordons-lui une dernière chance en prononçant la même peine ! »

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public, avec une mise à l'épreuve jusqu'en juillet prochain. Mais la violation réitérée des injonctions de soins entraînera inévitablement cette fois l'incarcération du prévenu pour deux mois.


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