Jeremstar harcelé sur les réseaux sociaux: peine réduite en appel

Un journaliste niçois avait lancé une campagne de dénigrement de Jeremstar, vedette de la téléréalité. Sa culpabilité a été confirmée en appel mais sans peine de prison.

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Ch. P. Publié le 29/09/2022 à 16:45, mis à jour le 29/09/2022 à 16:44
Jeremstar, alias Jérémy Gisclon, vidéaste, blogueur, chroniqueur spécialiste de la téléréalité. (Photo Twitter)

Olivier Porri Santoro, un journaliste de 36 ans, avait été lourdement condamné en juin 2021 devant le tribunal correctionnel. La cour d’appel a largement revu à la baisse les sanctions.

Il avait lancé en 2020 une campagne calomnieuse à l’encontre de Jeremstar, alias Jérémy Gisclon, vidéaste, blogueur, chroniqueur spécialiste de la téléréalité. En première instance, il avait été condamné à une peine particulièrement sévère pour cyberharcèlement à un an de prison, dont quatre mois ferme et huit mois avec sursis. Le journaliste devait également effectuer un stage de citoyenneté et verser un total 8.500 euros de dommages et intérêts.

Pour la promotion d’un livre

Olivier Porri Santoro n’avait pas caché que ses messages servaient à la promotion d’un livre publié à compte d’auteur intitulé "La Fesse cachée" de Jeremstar. Le tribunal lui avait rappelé que "de prétendues révélations ou la promotion d’un livre ne pouvaient servir de justification" à un tel déferlement de haine.

 

Olivier Porri Santoro avait fait aussitôt appel. Les magistrats d’Aix-en-Provence ont confirmé la culpabilité de journaliste notamment à travers des tweets. Outre que ceux-ci nuisaient à la réputation du plaignant, ils ont eu aussi pour conséquence d’empêcher ce dernier de participer à certaines émissions de télévision.

"Le harcèlement a bien eu pour effet une altération de la santé mentale de M. Gisclon", selon les magistrats de la cour d’appel. Néanmoins, l’arrêt prend en compte le fait qu’Olivier Porri Santoro n’avait jamais été condamné: "Si les faits sont graves, ils ont été commis dans un contexte de téléréalité et de prise de risque assumée dès lors que la provocation est utilisée comme moyen de se faire connaître du grand public."

La peine a été ramenée à une amende de 5.000 euros à la satisfaction de Me Paul Sollacaro, avocat de la défense. Le journaliste devra également verser 3.000 euros de préjudice moral et 2.200 euros de frais d’avocat à sa victime.

Jeremstar vient de publier son journal intime intitulé "Survivant des réseaux sociaux" et sous-titré: "Ou comment un homme qui doit sa notoriété à Internet a fini broyé par le cyberharcèlement". Il y critique notamment "des tribunaux qui ne comprennent rien."

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