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"Je ne suis pas un animal après tout": Il s’estime "rabaissé" et insulte copieusement un policier en faction à Monaco

Un chauffeur de poids lourd, déjà connu de la justice, a refusé d'obtempérer et insulté un policier en faction. Ce dernier a porté plainte pour injures publiques. Une peine de prison avec sursis a été prononcée.

J.-M.F. Publié le 20/02/2019 à 11:30, mis à jour le 20/02/2019 à 08:56
Image d'illustration Photo Monaco-Matin

Un policier visé par des menaces réitérées, des insultes insupportables, a réagi en poursuivant devant le tribunal correctionnel l’auteur des faits.

C’est un chauffeur poids lourd de 36 ans. Il vient à la barre. Le 9 octobre dernier, vers midi, son camion déverse du béton à l’intersection des avenues des Spélugues et de la Madone. L’agent de faction lui demande de déblayer rapidement le mortier répandu sur la chaussée. Fluidité du trafic oblige…

"C’est pour cela que vous vous êtes énervé au point d’outrager gravement le fonctionnaire? Jusqu’à l’assaillir d’insultes?", rappelle le président Jérôme Fougeras Lavergnolle.

"Je ne suis pas un animal après tout"

Dès son interpellation, le prévenu a reconnu son comportement outrancier. "C’est parce que l’on m’a rabaissé… Je ne suis pas un animal après tout. Je regrette d’avoir proféré pareils propos sous le coup de l’irritation… "

 

Dans sa version, le policier est plus minutieux. "Cet homme est venu vers moi avec l’intention de me frapper. Un témoin a vu la scène et il a pu entendre les injures. Quand ce chauffeur est remonté dans son camion, il a téléphoné. Je l’ai alors verbalisé une seconde fois pour utilisation du portable au volant. Malgré les offenses, je suis resté calme et courtois…"

Au passage, le magistrat relève des condamnations sur le dossier pénal du routier pour violences, vols et stupéfiants.

La partie civile, remontée contre le prévenu, revient sur les détails accablants de l’interpellation consignés dans le procès-verbal.

"C'est l'ordre public que l'on bafoue"

"C’est la première fois que je perçois autant de mauvaise foi au cours des nombreuses affaires d’outrages où je représente les policiers. Les insultes sont prononcées en public. Oui! C’est l’ordre public que l’on bafoue. Les flics de Monaco comme les tribunaux font leur travail. Faites-lui comprendre…"

 

Une situation qui dégénère. Un individu qui vocifère. Une violence verbale insoutenable. Le premier substitut Cyrielle Colle affiche son inquiétude. "Cet homme devant vous n’est pas capable d’entendre la contradiction. Il n’a pas obtempéré et il a réagi avec des termes intolérables. C’est inadmissible! Une condamnation doit être prononcée afin d’assurer la sérénité en Principauté. Un mois d’emprisonnement assorti du sursis."

Le tribunal s’en tiendra à une peine de quinze jours avec sursis et il attribuera la somme de 300 € à la partie civile.

Photo Cyril Dodergny.

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