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"Je me suis sentie piégée": mécontente d’être contrôlée, elle griffe le vigile du supermarché Casino

Mis à jour le 25/02/2019 à 09:27 Publié le 25/02/2019 à 10:00
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"Je me suis sentie piégée": mécontente d’être contrôlée, elle griffe le vigile du supermarché Casino

Le vigile a tout simplement voulu jeter un œil au sac d’une cliente avec qui il avait déjà eu des "démêlés cinq jours auparavant". La situation s’est envenimée alors que la cliente se trouvait sous l'emprise de l'alcool.

La mesure de sécurité était des plus proportionnées quand le vigile du Supermarché Casino, sur le boulevard Albert-Ier, demande à la cliente d’ouvrir son sac, le 28 juillet dernier, bien après minuit. Dans sa fonction de surveillance, le gardien montre même une volonté de discernement et sa capacité au dialogue. Mais l’Ukrainienne quadragénaire n’apprécie pas cette "intrusion" qu’elle considère indiscrète dans ses emplettes. Elle oppose une résistance puis se rebiffe, griffe au visage et au bras l’employé chargé du contrôle. La police intervient et conduit la victime au CHPG.

À la barre, prévenue et plaignant s’affrontent sans concession. Méthodique, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle qui connaît comme personne le poids des mots et des non-dits, essaie de comprendre l’élément qui a pu déclencher l’altercation. La négociatrice en immobilier est interrogée en premier. "Vous dites que le ton est monté et que le garde a bloqué les portes d’entrée. Mais vous aviez un taux de 0,36 mg d’alcool par litre d’air expiré. Il y a dix ans, vous aviez déjà eu un problème avec l’alcool. Est-ce la raison de votre énervement?"

"Arrêtez de théâtraliser. Il n’a pas de stratagème"

À la fermeture des portes, "je me suis sentie piégée. J’ai d’ailleurs filmé la scène avec mon portable à cet instant précis. J’ai reconnu les faits quand il a appelé les policiers. Mais je ne l’ai pas agressé verbalement…"

Le vigile, dans sa version, a bien demandé d’ouvrir le sac: "Mais je n’ai pas pu contrôler le contenu. J’avais déjà eu, cinq jours auparavant, des démêlés avec cette dame. Je n’ai pas fait usage de la force et je suis resté calme. Vous avez les témoignages de la caissière. D’autre part, j’ai des consignes d’appeler la police en cas de problème. Elle a voulu raccrocher pendant que je téléphonais et elle s’est montrée très agressive. Elle m’a insulté. J’ai fait mon travail. Aujourd’hui, j’ai perdu mon emploi. Je demande 15.000 euros de dommages."

Combien la fonction est difficile et délicate pour les agents de sécurité, a rappelé le premier substitut Olivier Zamphiroff. "Arrêtez de théâtraliser la situation. Le gardien n’est pas le prévenu aujourd’hui. Tout comme le débat du jour ce n’est pas la séquestration: c’est l’alcool. Au nom de quoi s’autorise-t-on à filmer une scène publique? Monsieur aurait pu porter plainte. Dans un commerce, après le passage en caisse, on s’expose à un contrôle. Il n’y a pas de stratagème. Une peine d’amende suffira."

"Une revanche de l’altercation précédente"

Les propos entendus inquiètent Me Arnaud Cheynut. "Ma cliente a été retenue contre sa volonté. Je ne conteste pas l’existence des blessures. Mais cela s’est passé dans quel contexte? Cette dame n’a pas volé. En fait, c’est une revanche de l’altercation précédente. Alors, on prétexte un contrôle de ticket dans l’attente de la police. Le gardien a dépassé sa mission. Il l’a séquestrée en bloquant les portes. Privée de liberté et contrainte, ma cliente a eu une mauvaise réaction. Elle est dans un cas de légitime défense dicté par un acte prémédité du vigile. Pensez à la relaxe."

Le tribunal prononcera une peine de 1.000 euros € d’amende et octroiera la somme de 500 € euros à la partie civile.

Offre numérique MM+

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