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"J’ai eu un réflexe de défense": l'ex-épouse gifle la nouvelle compagne et reçoit une amende à Monaco

Mis à jour le 20/12/2018 à 10:56 Publié le 20/12/2018 à 11:30
«J’ai eu un réflexe de défense avec un geste pour dire stop», a raconté la prévenue durant l’audience.

«J’ai eu un réflexe de défense avec un geste pour dire stop», a raconté la prévenue durant l’audience. Illustration Cyril Dodergny

"J’ai eu un réflexe de défense": l'ex-épouse gifle la nouvelle compagne et reçoit une amende à Monaco

Une discussion houleuse quant à la garde des enfants a viré au pugilat. La prévenue, qui affirme ne pas avoir maîtrisé son geste, à été condamnée à une amende.

Dans une rupture, quand les parents se déchirent, les enfants ont mal. C’est une histoire du genre qui a été étalée devant le tribunal correctionnel.

Le différend remonte au 4 juin 2017, à l’issue d’un spectacle à l’espace Léo-Ferré, et oppose une triade père-mère-nouvelle compagne. Sans rentrer dans le détail, le problème de fond visait le temps de garde des gamins pendant la séparation.

Très vite la provocation s’envenimait dans ce contentieux familial et on en arrivait indubitablement aux violences. L’ex-épouse âgée de 39 ans, qui a divorcé depuis les faits, donnait un coup à la tête de la nouvelle amie de son ex-mari. Aussitôt la victime déposait plainte et produit un certificat médical de dix jours d’ITT.

"Une grosse tension autour
de la garde des enfants"

Que s’est-il réellement passé pour une interruption aussi longue? "J’ai été insultée avec des gestes d’intimidation, raconte la prévenue à l’audience. Quand cette femme s’est retournée, j’ai eu un réflexe de défense avec un geste pour dire stop! Basta! C’est tout! J’ai également déposé plainte le lendemain. Cela résultait d’une grosse tension autour de la garde des enfants. Je reconnais avoir donné un coup…"

Afin d’avoir une vision la plus juste possible, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, très méthodique, invite la plaignante à donner sa version.

"Je n’ai pas insulté cette personne, avance-t-elle sur un ton ferme. Je n’avais rien à gagner. Le seul objet était d’aller voir les enfants. La conversation était animée en mots et gestes…"

Conseil de la partie civile, Me Romain Toesca, du Barreau de Nice, exprime l’apaisement pour sa cliente: "Elle ne désire pas envenimer la situation depuis le divorce. Nous réclamons 800 euros pour le préjudice matériel: perte de salaire et frais médicaux."

"Les parties s’entêtent
dans un conflit inutile"

Combien le premier substitut Olivier Zamphiroff a raison de ramener cette affaire "au résultat malheureux d’un conflit familial. Dans cette famille recomposée à l’atmosphère très lourde, on aurait pu s’échapper afin d’éviter la rugosité des sentiments à fleur de peau. Les deux parties s’entêtent à vivre un conflit inutile. D’après les déclarations, il ne faut pas s’en tenir à une ITT de dix jours. Requalifiez les faits avec une amende."

La défense fait état d’une simple calotte dans un moment d’énervement pour arrêter la dispute.

"Le reste est factuel, souligne Me Valérie Sinko, du Barreau de Nice. La situation était très tendue. Justement, la victime a déposé plainte à Monaco pour la bonne raison qu’avec dix jours d’ITT elle savait que l’affaire passerait en correctionnelle. En fait, la plaignante s’est arrêtée pas plus de trois jours. Ses demandes sont inconsidérées. Déboutez la partie civile ou revenez à de plus justes proportions"

Le tribunal a condamné la prévenue à 200 euros d’amende avec sursis et au versement de 215 euros à la partie civile.


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