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"J'ai eu peur d'être contaminé": un policier se fait cracher dessus par un cycliste ivre à Monaco

Mis à jour le 18/08/2020 à 09:41 Publié le 17/08/2020 à 20:17
Le prévenu avait été interpellé dans la nuit de vendredi à samedi, ivre sur son vélo rouge zigzaguant au Larvotto.

Le prévenu avait été interpellé dans la nuit de vendredi à samedi, ivre sur son vélo rouge zigzaguant au Larvotto. Photo J-F.O.

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"J'ai eu peur d'être contaminé": un policier se fait cracher dessus par un cycliste ivre à Monaco

Un jeune Monégasque a été jugé ce lundi pour rébellion, outrages et violences sur agents de la force publique. En pleine crise du Covid, il leur a même craché dessus. Il a écopé une peine de quatre mois d’emprisonnement dont dix jours ferme.

Des policiers agressés à Monaco. L’affaire n’est pas courante. Ce lundi, cinq fonctionnaires ont raconté, devant le tribunal correctionnel, la violence des agressions subies samedi 15 août au Larvotto.

Deux d’entre eux ont eu sept jours d’ITT chacun pour des contusions à l’épaule et aux cervicales.

L’auteur présumé est un jeune Monégasque d’une vingtaine d’années. Il a comparu, menotté, pour répondre des blessures, morsures, outrages et insultes sur cinq agents de la Sûreté publique qui lui sont reprochés.

Cet employé des jeux à la SBM, au casier vierge, a été condamné à une peine de quatre mois d’emprisonnement, dont dix jours ferme.

Outrages, morsures et… crachats

Tout a commencé par un banal contrôle routier au Larvotto. Vers 5 heures du matin, un véhicule de la Sûreté publique suit un homme sur un vélo électrique qui zigzague sur la route. Il coupe allègrement la ligne blanche. Interpellé, le cycliste est alcoolisé avec un taux de 0,85 mg/l.

Au lieu d’acquiescer aux conseils des agents, l’individu se montre rapidement très agressif. Il insulte grossièrement et menace de massacrer les policiers. Jusqu’à la possibilité d’obtenir la perte de leur emploi parce qu’il est Monégasque.

Plaqué au sol pour le maîtriser et embarqué dans le véhicule, le jeune homme n’a de cesse de déverser sa haine en multipliant les outrages, les morsures, les crachats.

Dans le box, le détenu est interrogé par le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle.

"Qu’aviez-vous bu pour vous mettre dans cet état et nourrir une telle malveillance? Vous déteniez 4,68 grammes de résine de cannabis. Vous vous droguez depuis longtemps?"

Un policier: "J’ai eu peur d’être contaminé"

Après six verres d’un mélange d’alcools vidés à La Rascasse, le prévenu n’a plus la souvenance précise des faits. Les stupéfiants, achetés à Nice, c’est occasionnel. Il demeure des plus évasifs sur les délits constatés. Il conteste, en revanche, avoir craché sur les fonctionnaires.

"Alors, les policiers, pourtant assermentés, mentent?", lance le président. "Ils se sont peut-être trompés…" répond l’intéressé.

Un agent prend la parole: "J’ai eu peur d’être contaminé. Pour m’assurer de ne transmettre aucun virus, j’ai dû dormir sur le canapé afin de protéger ma compagne. Et même d’annuler une réunion de famille…"

"Cet homme a sali les agents, au propre et au figuré, s’écrie Me Christophe Sosso, pour la partie civile. Il a humilié l’uniforme. C’est inadmissible!" Et de réclamer 2.000 euros pour chaque agent, plus une expertise et 1.500 euros de provision pour chacun des fonctionnaires blessés.

Il menace les policiers français d’expulsion!

Dans ses réquisitions, la procureure Alexia Brianti dénonce un chantage insupportable "de la part d’un Monégasque de menacer d’expulsion des policiers français. Les cinq infractions relevées sont des actes graves qui méritent de l’emprisonnement ferme. Je demande une peine mixte de trois mois, dont deux assortis du sursis."

La défense va soutenir une situation de vie d’errance de son client, à la frontière de sa fin d’adolescence et sa nativité d’adulte.

"Les plaignants ont pu se tromper, plaide Me Arnaud Cheynut. Les témoignages ne doivent pas suffire. Il faut des preuves. Obligez le prévenu à réparer, indemniser les victimes. Pas d’indulgence ni de clémence. Il va travailler afin de rembourser ses fautes. Trouvez un juste équilibre avec un sursis et la liberté d’épreuves."

Le tribunal est d’accord pour le sursis. Mais avec dix jours ferme afin de bien retenir la leçon.


*Assesseurs: Françoise Dornier et Virginie Hoflack.


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