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Ivre, un Marseillais perd ses lunettes et s’en prend aux policiers à Monaco

Mis à jour le 14/03/2021 à 19:14 Publié le 14/03/2021 à 19:14
Après sa volonté de faire opposition et son absence à la dernière audience, le prévenu a finalement accepté le jugement

Après sa volonté de faire opposition et son absence à la dernière audience, le prévenu a finalement accepté le jugement (Photo archives)

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Ivre, un Marseillais perd ses lunettes et s’en prend aux policiers à Monaco

Un Marseillais s’en était pris à trois policiers après avoir perdu ses lunettes. Condamné pour outrages, il avait annoncé son intention de s’opposer au jugement du tribunal correctionnel de Monaco.

Le tribunal correctionnel de Monaco s’est penché sur une vieille affaire d’outrages, déjà jugée le 21 mai 2019. À l’époque, trois policiers étaient pris pour cible par un homme alcoolisé dans la nuit du 10 novembre 2018, sur la route de la Piscine. Les juges avaient condamné le coupable à une peine de 3.000 euros d’amende, une contravention de 50 euros et au versement de 300 euros pour chaque partie civile.

La volonté de "corriger" les agents

L’individu concerné avait annoncé son intention de faire opposition au jugement. Mais à la dernière audience, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle (*) a constaté le désistement du prévenu par courrier. Comme aucune notification n’avait été portée à la connaissance des victimes, la condamnation devenait définitive.

En cette nuit du 10 novembre 2018, vapeurs d’ivresse, volonté de corriger les agents, pagaille, tout un chahut pour signifier la perte de ses lunettes ? C’était en tout cas la version avouée au cours de la garde à vue de cet homme, réalisateur de cinéma. À l’époque, il était en Principauté pour boucler un reportage sur Kylian Mbappé. S’il en profitait pour s’offrir une nuit de beuverie, il se mettait dans une rage folle quand il se retrouvait sans sa paire de lunettes.

Vision surtout troublée par une soirée très alcoolisée. Les policiers s’approchaient pour le calmer, le raisonner. La réprimande avait plutôt eu un effet inverse. Irascible, le quinquagénaire vociférait exécrations et autres grossièretés. Contrariés par son agressivité, les agents conduisaient l’individu à la Sûreté publique. Le résident marseillais n’expliquait pas son comportement.

Une affaire atypique, plaidait le conseil, où la banalité affligeante était constatée avec une succession de menaces, d’incorrection. Aucune excuse de la part du prévenu.

Malgré un vacarme d’enfer relevé en pleine nuit, il restait silencieux sur les faits reprochés. Mais le délit était constitué avec l’avalanche d’outrages contre les policiers assermentés. Il était réclamé la somme de 300 euros pour chaque plaignant. Aucune pensée divergente notée dans les réquisitions du ministère public.

Une amende mais pas de sursis

Avec l’altercation brutale, il était rappelé : "si chaque myope à la recherche de ses lunettes devait s’énerver avec autant de véhémence, combien se trouveraient écartés du fil de la vie..." Ou encore : "cet homme était sorti de l’établissement proche sans que l’on sache ce qui lui était reproché, à part l’alcoolémie. Il était inadmissible de tancer aussi vertement les policiers."

Le tribunal était invité à prendre en considération cette affaire et à infliger au prévenu une amende conséquente assortie du sursis. La collégiale de l’époque avait compris le message : 3.000 euros d’amende, plus une contravention de 50 euros et le versement de 300 euros réclamés par chacun des demandeurs. Finalement, un jugement accepté par le prévenu.

* Le président était entouré de Mme Carole Delorme-Le Floch et de M. Morgan Raymond, assesseurs.

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