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Ivre, il s’encastre dans un mur et son fils essaye de le couvrir

Mis à jour le 14/05/2019 à 11:22 Publié le 14/05/2019 à 08:41
Image d'illustration.

Image d'illustration. Photo archives Patrick Clémente

Ivre, il s’encastre dans un mur et son fils essaye de le couvrir

Ivre, un père de famille termine sa course dans la paroie rocheusse de la Moyenne-Corniche après avoir roulé à contresens dans le tunnel Rainier-III. Son fils tente de "prendre sa place" mais ne convainc pas les policiers.

C’était un parcours mortifère! Le 13 février dernier, un gérant de société a pris son véhicule avec une alcoolémie de 1,06 mg (maximum autorisé : 0,25 mg/l).

Dès potron-minet, il emprunte la voie rapide pour se diriger vers la Moyenne-Corniche. Au lieu de tourner pour emprunter le tunnel Rainier-III, il continue tout droit et plie un lampadaire.

Il poursuit sa route à contresens pour s’engager dans la galerie. À 7 h 13, il percute un plot en béton avant de s’encastrer dans la paroi rocheuse. Terminus des plus fracassants pour cette virée de tous les dangers. Le conducteur est heureusement indemne et sort de l’habitacle. Il prend la fuite…

Les policiers sont avertis. Une fois sur les lieux de l’accident, ils relèvent le numéro d’immatriculation. Comme c’est une plaque monégasque, ils identifient rapidement le propriétaire du véhicule et interviennent dans la foulée au domicile du chauffard.

C’est le fils qui leur ouvre la porte. Très vite sensibilisé par la gravité des faits il a la réaction de se sacrifier à la place de son paternel. Pas très convaincus, les agents poursuivent les recherches et ils finissent par trouver le véritable auteur des dégâts. Il vient de comparaître devant le tribunal correctionnel…

"Je ne sais pas ce qui m’a pris de fuir"

"Quand on vous a enfin repéré, note le président Florestan Bellinzona, vous avez fini par avouer votre présence dans la voiture plus d’une heure après l’accident. Il était 8 h 22 au moment de contrôler votre taux d’alcool. Il devait être beaucoup plus élevé à la prise du volant. Votre fils a eu la gentillesse de prendre votre place…" 

Que s’est-il passé? "J’avais fêté un anniversaire, fait valoir le prévenu à la barre. Je suis parti du Quai des Artistes vers 6 heures. Je ne sais pas ce qui m’a pris de vouloir rejoindre mon domicile et de fuir…"

Le magistrat, avec étonnement, poursuit: "Vous n’aviez pas conscience d’avoir bu toute la soirée et la tête qui tourne? Rien ne vous dictait de ne pas prendre le volant? Votre casier judiciaire comporte trois mentions, dont deux pour conduite en état d’ivresse. Les conséquences de cette collision auraient pu être fâcheuses! À 40 ans, avez-vous pris en charge votre problème d’alcool permanent?" Depuis l’affaire, l’intéressé aurait arrêté de boire.

Stop aux "aventures éthyliques"

Pas mal remontée, le premier substitut, Cyrielle Colle, fouaille le prévenu. "Vous êtes un triple récidiviste et un danger public. Vous rouliez à très vive allure. Après avoir percuté la falaise, vous avez essayé de faire demi-tour et d’avancer encore! N’aviez-vous pas été suffisamment mis en garde par les autorités françaises pour ivresse au volant? Il est temps de mettre un arrêt définitif à vos aventures éthyliques. Deux mois ferme pour la conduite alcoolisée. Quinze jours pour le délit et 195 euros de contraventions. Vous exécuterez votre peine suivant vos possibilités professionnelles."

Si le montant des contraventions est conforme aux réquisitions du ministère public, le tribunal réduira à trente jours l’incarcération fractionnée.


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