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Ivre, il sème la panique sur le quai Antoine-Ier

Mis à jour le 16/02/2016 à 05:04 Publié le 16/02/2016 à 05:04
Très alcoolisé, le prévenu frappait tous les gens qu'il croisait.

Très alcoolisé, le prévenu frappait tous les gens qu'il croisait. Cyril Dodergny

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Ivre, il sème la panique sur le quai Antoine-Ier

La consommation abusive d'alcool conduit à tous les excès et, au final, à la barre du tribunal correctionnel. La preuve avec ces trois affaires très imbibées…

Menotté devant le tribunal correctionnel, Hicham reste arrogant. Il défie les juges et les victimes avec un langage acerbe. Ce jeune homme de 24 ans, sans emploi ni domicile fixe, est venu en Principauté, le 7 février dernier, pour se saouler et, au passage, braver une mesure de refoulement. Non content de satisfaire son ivresse, il s'est montré très agressif envers des passants du quai Antoine-Ier.

Les magistrats ont sanctionné le prévenu par une peine de quatre mois d'emprisonnement ferme et au versement de 400 € à chacune des deux parties civiles.

Rare violence

Arrivé sobre au Stars'N'Bars, ce soir-là, le jeune Marocain en ressort alcoolisé. Sur son parcours jusqu'à La Rascasse, il est prêt à en découdre avec toutes les personnes qu'il croise. Les caméras de vidéosurveillance suivent le trublion: sans raison, il distribue coups et gifles. Les personnes agressées ripostent et se mettent à plusieurs pour le maîtriser. Les enregistrements révèlent une rare violence…

Le président Florestan Bellinzona s'inquiète de cette attitude. «Vous n'avez pas le droit d'être à Monaco, vous buvez comme un trou, vous tabassez tout le monde et vous ne vous souvenez de rien?»

Le prévenu réfute toute agression. Il se dit victime et ne comprend pas l'interdiction: «Je suis un gentil garçon. Ces gens m'ont cherché. J'avais bu trois vodkas. Je ne sais pas d'où la bagarre est partie…»

Outre sa mauvaise foi, le prévenu tutoie le président. Le rappel au respect du magistrat sera des plus sonores… «C'est votre condamnation pour stupéfiants et vol avec effraction en janvier 2014 qui vous a valu cette interdiction. Continuez comme cela, et vous allez devenir un gros client régulier de ce tribunal. Vous ne travaillez pas! Avec quel argent payez-vous les boissons?» Réponse du jeune homme: «C'est ma famille qui m'aide financièrement.»

Le président se tourne alors vers les parties civiles. Une très jeune femme se plaint d'avoir été frappée sur la tête. Un pompier volontaire raconte qu'il a juste voulu porter secours à la fille et les séparer. Il a été remercié par une pluie de coups. Tous les deux demandent 400 € de provision pour chacun afin de couvrir les frais.

Le procureur Cyrielle Colle ne comprendra pas que le prévenu n'ait tiré aucun enseignement d'une précédente mesure de clémence.

«Hagard, dans un état second et pris de vomissements, il roue de coups les personnes qu'il croise. Seule la sanction pénale le calmera: quatre mois ferme.»

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public. Il y a de grandes chances que le mois avec sursis prononcé en 2014 soit révoqué par le juge d'application des peines…

Offre numérique MM+

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