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Ivre, il réduit à l'état d'épave sa voiture de sport neuve à Monaco

Mis à jour le 22/12/2017 à 08:54 Publié le 22/12/2017 à 08:00
L'accident a eu lieu près du Yacht-club.

L'accident a eu lieu près du Yacht-club. Illustration J.-F. Ottonello

Ivre, il réduit à l'état d'épave sa voiture de sport neuve à Monaco

Dans le box du tribunal correctionnel, menotté, un homme de vingt-huit ans, effondré, est encore confronté à l'incompatibilité de l'alcool avec la conduite automobile. S'il avait su… En une soirée, il a tout perdu: sa liberté, ses projets et sa magnifique BMW M4.

Pourtant condamné, il y a cinq ans, pour cet antagonisme du comportement et des perceptions, ce célibataire à la double nationalité, espagnole et italienne, a récidivé. Il a même failli y laisser la vie à voir la somptueuse berline réduite à l'état d'épave! Une sportive fascinante de 430 chevaux, achetée plus de 60.000 euros en leasing et qu'il faudra tout de même rembourser… Sans parler du carnage s'il y avait eu des piétons quand son véhicule a fini sa folle course sur le trottoir du boulevard Louis-II...

"Je ne peux pas expliquer ma réaction"

Il a récidivé dimanche 17 décembre. Vers 4 h 08, les policiers sont alertés : un accident corporel a eu lieu sous le tunnel situé sur le parcours du Grand Prix de F1. Le choc est impressionnant. Le pilote et son passager sont au milieu d'un amas de tôles froissées. En revenant du « Sass' Café », après le rond-point du Portier, ce directeur d'une galerie d'art a appuyé sans retenue sur l'accélérateur. Il perd le contrôle de sa voiture, monte sur le trottoir qui conduit au Yacht-club et s'encastre dans la paroi de la galerie. Sans blessures apparentes, les agents ont préféré transporter le conducteur au CHPG.

"Une heure après, commente le président Florestan Bellinzona, vous êtes amené à la Sûreté publique. Votre taux accuse 0,67 mg par litre d'air expiré. Qu'aviez-vous bu ? Vous vous attendiez à quoi en accélérant aussi fort?" Le prévenu, dans une attitude d'humilié, reconnaît son erreur.  "C'est le premier soir où je sortais avec des amis. J'ai dû boire trois verres de vin, quatre bières et autant de gin. Je ne peux pas expliquer ma réaction d'accélération. Je ne sais pas…"

"À quelques secondes d'un drame"

Le magistrat aborde le pare-brise éclaté, côté passager. "Heureusement, votre ami, que vous aviez l'intention de ramener chez lui, n'a pas été blessé… Et le motard que vous avez failli percuter à quelques secondes près ? Et les piétons que vous auriez pu renverser ?" 

Le prévenu écoute la tête baissée… Le principe de compréhension est indéniablement difficile et nécessite des piqûres de rappel pour le procureur général adjoint, Hervé Poinot. "Il y a cinq ans cet homme n'avait pas reçu l'autorisation de recommencer! Il a dû avoir très peur! On est passé à quelques secondes d'un drame! Mais Monsieur essaie de faire porter sa faute sur le voiturier du Sass' qui aurait dû lui interdire de prendre sa voiture. Vous le condamnerez à une peine de deux ou trois mois que vous pourrez assortir du sursis. Plus 45 euros d'amende. Je ne réclamerai pas d'amende : il a sa voiture à rembourser…"

Pour la défense, une peine avec sursis est assurément la plus adaptée. "enez compte de la personnalité de mon client, clame Me Clyde Billaud. Cet homme a brillamment réussi. C'est un sportif qui a failli rentrer à l'ASM. Il a conscience de la gravité des faits et il les reconnaît. Il est très choqué par l'accident et les images l'ont marqué pour la vie…" 

Les juges mettront une épée de Damoclès au-dessus de la tête du prévenu avec une peine de six mois qu'il n'effectuera pas s'il ne repasse pas par la case tribunal d'ici cinq ans.


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