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Ivre, il percute une tractopelle sur le port avec sa Mercedes

Mis à jour le 08/03/2018 à 16:04 Publié le 08/03/2018 à 15:33
Le coupable : "Je ne m'explique toujours pas comment j'ai pu percuter la pelleteuse."

Le coupable : "Je ne m'explique toujours pas comment j'ai pu percuter la pelleteuse." Photo A.C.

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Ivre, il percute une tractopelle sur le port avec sa Mercedes

"Je ne peux pas expliquer mon comportement.  Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai honte, je m'excuse. Je ne veux pas perdre mon travail…" Cet Albanais de 26 ans comparaissait, mardi après-midi, à l'audience de flagrance du tribunal correctionnel de Monaco, pour conduite en état d'ivresse.

Quelle décision irréfléchie a-t-il pris, ce jour-là, de se mettre au volant de sa Mercedes Classe A, après avoir bu sans modération des rhum-coca dans un établissement du port Hercule.

"J'ai honte…"

Les faits se déroulent le dimanche 4 mars, vers 5h10. Les policiers sont alertés d'un accident sur l'avenue J.-F. Kennedy. Au niveau du chantier, un véhicule vient de s'encastrer dans une tractopelle. À cause de l'ivresse. Le conducteur n'arrive pas à souffler dans l'éthylotest et son passager est blessé. Tous les deux sont transportés au CHPG. Le premier affichera une alcoolémie de 1,71 g par litre de sang, le second ressortira avec un certificat médical mentionnant cinq jours d'ITT.

Au début de l'interrogatoire, dans le box, menotté et encadré par le personnel pénitentiaire, le prévenu n'a pas l'intention de se laisser entraîner dans la pénombre du désespoir. Mais le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle se fait insistant. Alors, le détenu renâcle à donner le spectacle de sa déconvenue. «Après votre service, note le magistrat, vous avez vraiment forcé sur la boisson. Comment avez-vous pu décider de conduire votre puissant véhicule pour ramener votre collègue à Roquebrune-Cap-Martin?»

«Mon copain avait aussi bien bu, relève le coupable. Mais je me sentais en état de prendre ma voiture. Quand je suis arrivé devant le feu à décompte, je me suis arrêté. Puis, au redémarrage… Je ne m'explique toujours pas comment j'ai pu percuter la pelleteuse. J'ai honte par rapport à mon travail et à mes collègues. D'autant que ce dimanche je remplaçais mon patron. D'habitude, je rentre chez moi directement après le travail. Cela ne se reproduira plus…»

10 jours avec sursis

«Vous deviez aller vite, note le magistrat. Car votre passager a un traumatisme facial. Il est arrivé à s'extraire de votre voiture. En revanche, vous avez mis du temps pour en sortir: vous étiez coincé entre l'airbag et la portière, mais sans blessure. Quel drame s'il y avait eu un piéton ou un autre véhicule…»

La détention provisoire et sa comparution devant le tribunal devrait lui servir de leçon, estime le procureur général Jacques Dorémieux. «Sa chance? Il n'a jamais été condamné. Tenez en compte car il travaille. Ne le remettons pas en prison. Une peine de deux mois avec sursis et une nuit d'incarcération ont suffi à sa réflexion sur son infraction. Il fera preuve d'abstinence la prochaine fois.»

Après en avoir délivré, le tribunal aura la plus grand clémence envers le prévenu avec une condamnation limitée à dix jours. Toujours avec sursis.


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