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Ivre, il enfourche son scooter pour aider son amie en détresse psychologique

Mis à jour le 30/08/2018 à 08:44 Publié le 30/08/2018 à 10:00
Il était déjà passé 3 fois au tribunal de Monaco

Il était déjà passé 3 fois au tribunal de Monaco Photo Cyril Dodergny

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Ivre, il enfourche son scooter pour aider son amie en détresse psychologique

Un multirécidiviste sans domicile fixe a comparu devant le tribunal correctionnel de Monaco pour avoir conduit en état d'ivresse son scooter en direction de Cap-d'Ail. L'homme est condamné à de la prison ferme.

À quoi cela avancerait-il d’ergoter sur la conduite en état d’ivresse? Les nombreuses comparutions devant le tribunal correctionnel pour des alcoolémies délictuelles démontrent une vérité évidente: de plus en plus de prévenus sont impénétrables à la raison.

Comme ce quinquagénaire, arrivé menotté dans le box à l’audience de flagrance pour avoir piloté son deux-roues avec un taux de 1,09 mg par litre d’air expiré. Antérieurement condamné trois fois à Monaco et deux fois en France pour la même infraction, le multirécidiviste a écopé d’une peine de quatre mois de prison ferme et 45 € d’amende.

Une demi-bouteille de rosé et cinq bières

Sans emploi, ni RSA depuis la perte de ses droits le 10 juillet, cet homme sans domicile fixe n’a plus que la boisson pour injonction. Dimanche dernier, il avait avalé cinq bières et une demi-bouteille de rosé avec des copains à Beausoleil quand une amie en détresse psychologique lui demande de venir à Cap-d’Ail. En pleine nuit, il enfourche aussitôt son scooter pour se rendre à son chevet.

Sur son trajet, vers 3 heures, il est remarqué par les policiers en ronde sur le boulevard de Belgique pour l’absence de casque de protection. Il est contrôlé. Son ivresse ne fait aucun doute et pour parfaire l’infraction, il est dans l’impossibilité de présenter certificat d’immatriculation et attestation d’assurance.

"Vous ne vous êtes jamais inquiété sur les risques encourus – alcoolisé, sans papiers ni casque –?", demande avec insistance le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle.

La réponse: "Je me sentais en état de conduire. D’autre part, j’avais deux casques posés sur la selle ce soir-là. On me les a volés ou bien cachés. Quant aux documents réclamés, je les avais perdus trois semaines auparavant…"

"Je bois l’apéro, comme tout le monde"

Le magistrat, à la lecture des nombreuses condamnations, cherche à savoir si le prévenu n’a pas un problème avec l’alcool. La réponse est, évidemment, négative: "Je bois l’apéro comme tout le monde…"

D’où la réaction suivante: "Vous êtes un danger public. Vous pouvez faire du mal à vous-même avec le risque de blesser ou tuer quelqu’un!"

Le premier substitut Cyrielle Colle est également atterrée par le comportement du détenu.

"Vous ne voulez pas comprendre qu’il faut arrêter de boire quand on conduit! Les cinq mois de prison précédents n’ont servi à rien. Quelle sanction faut-il vous infliger pour que vous cessiez d’être un danger? Quatre mois ferme pour le forcer à réfléchir et 45 € d’amende."

Mais pour son avocat, Me Thomas Brezzo, "l’incarcération ne servira à rien. Quand mon client travaille, il se tient à carreau. Alors, quelle solution pour ce quinquagénaire qui dort dans la rue? Il l’a dit: pas de travail, par d’appartement. Aidez-le! Car au lieu de lui tendre la main vous allez lui tenir la tête sous l’eau…"

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public.

Offre numérique MM+

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