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Ivre, il double une voiture de police avenue Kennedy

Mis à jour le 22/11/2017 à 22:15 Publié le 23/11/2017 à 08:00
Palais de Justice de Monaco / Illustration

Palais de Justice de Monaco / Illustration Photo Cyril Dodergny

Ivre, il double une voiture de police avenue Kennedy

Boire ou conduire? Afin d’éviter le moindre conflit de priorité dans son esprit, un jeune Allemand a préféré choisir les deux possibilités sans distinction. Une solution de facilité pour ce Hambourgeois qui l’a mené inéluctablement au délit d’ivresse au volant…

Direction le tribunal correctionnel pour ce gérant de société résidant en Principauté, où il comparaissait pour plusieurs infractions routières.

Les faits remontent au 11 mai. Ce distingué Germain de 23 ans vient de passer une soirée chez une amie. Il prend sa berline pour rejoindre son domicile en empruntant l’avenue Kennedy, sur le port Hercule. Il est à peu près minuit quand des policiers, en patrouille dans un véhicule banalisé, sont surpris de voir une voiture les dépasser à vive allure. D’autant que cette voie est matérialisée par une ligne continue et la vitesse est limitée à 50 km/h en ville.

Quiproquo

Klaxon deux tons et gyrophare: l’intempérant est interpellé à hauteur du Yacht-club. Il fait aussitôt l’objet d’un dépistage d’alcoolémie qui se révèle positif avec un taux de 0,79 mg par litre d’air expiré. Et passe quelque temps dans les locaux de la rue Suffren-Reymond.

À la barre, à la demande du président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, le prévenu raconte comment il s’est retrouvé dans cette mésaventure.
"J’avais bu l’équivalent de trois verres de vin dans un laps de temps très court. Je ne me suis pas rendu compte de ma vitesse excessive. Je roulais, je pense, à 55 km/h. D’autre part, je n’ai aucun souvenir d’avoir franchi la ligne continue: il n’y en avait pas…"

Le magistrat devine les raisons du quiproquo lié à la signalétique. "Nous sommes pendant la période du Grand Prix. Habituellement, les services techniques en profitent pour entreprendre la réfection du bitume. Il est tout à fait possible que le tracé blanc n’eût pas été refait. Mais tous les usagers sont au courant. Vous résidez à Monaco depuis longtemps?" Moins de six mois, en réalité.

"Taux propice aux accidents"

L’explication alléguée pour atténuer la faute ne trouvera aucun écho favorable auprès du premier substitut Olivier Zamphiroff.

"Un tel comportement est celui d’un délinquant routier et on ne le comprend pas! Avec un véhicule et un taux propice aux accidents, la réaction doit être ferme: 1.300 € d’amende et 45 € pour chaque contravention."

La peine demandée par le ministère public est bien trop élevée pour la défense. "Faite bénéficier mon client de votre clémence, implore Me Sarah Filippi. Un simple trait posé sur l’asphalte n’attire pas l’attention! Quand au véhicule des policiers, il roule lentement. Ce jeune homme ne va pas le dépasser à une vitesse élevée. Il est désolé…" 

Le tribunal condamnera le prévenu à 1.000 € d’amende et 45 € pour la contravention.

En revanche, il sera relaxé pour le franchissement de la ligne continue.


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