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Ivre, il défonce la vitrine de la boutique Riviera Telecom

Mis à jour le 25/02/2019 à 09:02 Publié le 25/02/2019 à 09:02
« La facture se monte à 4 000 euros pour le magasin situé au n° 2 du boulevard d’Italie »,  a rappelé le président Jérôme Fougeras Lavergnolle.

« La facture se monte à 4 000 euros pour le magasin situé au n° 2 du boulevard d’Italie », a rappelé le président Jérôme Fougeras Lavergnolle. Photo Cyril Dodergny

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Ivre, il défonce la vitrine de la boutique Riviera Telecom

Inconnu de la justice, un jeune Monégasque, "acquiert le statut de délinquant" pour avoir conduit en état d'ivresse qui lui fait perdre le contrôle de sa voiture et terminer sa course dans la vitrine d'une boutique.

Un jeune Monégasque a beaucoup trop bu le 1er septembre dernier. Avec une alcoolémie de 0,75 mg/l (1,50 g par litre de sang), vers 6 h 15, il a perdu le contrôle de son véhicule au niveau du boulevard d’Italie. Il a d’abord arraché deux poteaux sur le trottoir, puis il a terminé sa course dans la vitrine de la boutique Riviera Telecom.

Quand les policiers sont arrivés sur le lieu de l’accident, le conducteur était indemne mais ivre. Sa passagère était légèrement blessée. Conduit dans les locaux de la Sûreté Publique, cet employé des jeux, était soumis aux épreuves de dépistage et placé en garde à vue.

"Je reconnais les faits"

À l’audience, le prévenu arrive à la barre avec des béquilles. "C’est un accident de ski", précise-t-il d’emblée. Invité à s’asseoir, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle note "une vitesse excessive et le franchissement de la ligne continue avec votre Polo. Qu’aviez-vous bu cette nuit-là?"

Le jeune homme de 24 ans détaille: "plusieurs verres de rhum, deux bières, au moins trois shots de cocktail vodka."

Le magistrat étonné: "Vous vous sentiez de conduire après toutes ces boissons?"

Le fautif, un peu gêné: "Oui! Je devais raccompagner ma passagère à son domicile. Je reconnais les faits."

Au fil de l’instruction, le président compare les photos: "Vous rouliez bien trop vite et vous n’étiez plus maître de votre véhicule. Vous avez eu de la chance, car sous le choc les airbags se sont déclenchés. La facture se monte à 4.000 euros pour le magasin situé au n° 2 du boulevard d’Italie. Pourquoi n’avez-vous pas demandé à la personne qui vous accompagnait de prendre le volant?"

C’est une évidence pour le prévenu: "Elle n’a pas de permis! J’aurais dû prendre un taxi pour éviter tout ennui et rentrer tranquillement. Je n’ai jamais été condamné…"

"L'expérience c'est de faire une connerie par jour, mais jamais la même"

Nuit agitée, dégâts matériels importants: c’est l’équation caractéristique d’un dossier d’alcoolémie pour le premier substitut Olivier Zamphiroff.

"Du taux infractionnel de 0,25 mg à 0,75 on mesure l’écart et le risque de provoquer un accident corporel! Mortel! Aujourd’hui, cet homme acquiert le statut de délinquant, avec les conséquences de son comportement. Je vous propose de mettre une épée de Damoclès sur sa tête avec un à deux mois d’emprisonnement avec sursis, deux contraventions à 45 € et un casier judiciaire entaché."

La défense évoque la bêtise humaine dans sa plaidoirie. "L’expérience, c’est de faire une connerie par jour, mais jamais la même, lance Me Thomas Brezzo. Cet accident aura eu le mérite de mettre du plomb dans la tête de mon client. L’assurance a pris en charge les dégâts. La voiture est à la casse. Ajoutez la sanction de la commission de retrait de permis : c’est lourd. Entrez en voie de condamnation avec une peine plus mesurée que celle demandée par le ministère public."

Le tribunal a su traduire: 1.000 euros d’amende et deux contraventions à 45 euros.

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