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Ivre et sans permis, elle percute une moto... au feu rouge

Mis à jour le 28/09/2017 à 11:45 Publié le 28/09/2017 à 12:20
Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco

Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco Photo Michaël Alesi

Ivre et sans permis, elle percute une moto... au feu rouge

Une employée du Café de Paris, ivre, a percuté, vendredi dernier vers 5h10, une moto arrêtée au feu rouge du carrefour de la Barclays.

Le motard, un salarié de la SMA, a été blessé dans le choc provoqué par l’automobiliste, qui avait un taux de 1,10 mg d’alcool par litre d’air expiré et conduisait sans permis.

La quadragénaire, en permanence en pleurs, a comparu, lundi, devant le tribunal correctionnel, menottée, selon la procédure de flagrant délit. Elle a été condamnée à deux mois d’emprisonnement avec sursis, 300 euros d’amende et 45 euros de contravention.

"J’ai fait n’importe quoi"

Quand les policiers interviennent, ils remarquent aussitôt que la conductrice présente tous les signes de l’ivresse et que son permis n’est plus valable depuis le mois de septembre 2016. "Vous n’aviez déjà plus de point en 2015, souligne le président Florestan Bellinzona, et vous n’avez pas passé les épreuves pour le proroger… Vous aviez certainement bu plus de trois verres de rosé pour arriver à un taux de 2,20g d’alcool par litre de sang…"

Entre deux sanglots et l’aide d’un mouchoir en papier pour essuyer ses larmes, la prévenue, émouvante, admet: "Je ne sais pas ce qui m’a poussée à prendre le volant. Ce n’est pas dans mes habitudes. Je n’avais pas besoin du véhicule pour retourner à l’impasse des Carrières. J’ai fait n’importe quoi. Je suis incapable d’expliquer mon comportement. Je suis coupable. J’ai certainement bu bien au-delà de trois verres. Mais je ne sais plus. Je demande pardon à tout le monde…"

Le plaignant, à la suite d’une ITT de cinq jours dans le cadre d’un accident du travail, sollicite le renvoi de cette affaire à une audience ultérieure pour les intérêts civils. Il préfère attendre le diagnostic des médecins sur l’évolution des blessures, plutôt que de formuler, sur l’instant, d’hypothétiques indemnisations. De son côté, outre une condamnation en France pour absence d’assurance, le procureur Cyrielle Colle met également en avant la consommation démesurée de boissons.

"C’est l’accident et on se rend compte de l’absence de réflexe. Heureusement, Madame percute la moto à une allure modérée. La victime avait d’ailleurs remarqué, auparavant, la conduite hasardeuse de l’automobiliste. Il l’avait alors dépassée, préférant la précéder… Vous condamnerez la prévenue à un mois de prison ferme, une amende de 300 euros et une contravention à 45 euros. Si vous désirez faire preuve de clémence en optant pour le sursis, afin que cette dame ne perde pas son emploi, prévoyez la liberté d’épreuves et des indemnités importantes."

"Faites preuve de clémence!"

La défense fondera sa plaidoirie sur la partition de l’émotion.

"Pendant les trois jours à la maison d’arrêt, ma cliente a eu le temps de réfléchir. N’oubliez pas: c’est la maman d’une jeune fille de 16 ans. Elle est sincère. Elle n’a jamais eu de problème en Principauté. Certes, elle a commis une erreur. Mais elle ne se cache pas derrière ses obligations. Faites preuve de clémence! Optez pour une peine avec sursis. Même lourde! Quant aux dégâts, elle s’engage à les rembourser…"

Le tribunal s’inspirera de l’indulgence réclamée avec une condamnation avec sursis en y ajoutant les sommes des amende et contravention réclamées par le ministère public.


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