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Ivre et récidiviste, il grille un feu rouge devant les policiers

Mis à jour le 14/09/2018 à 15:27 Publié le 14/09/2018 à 15:27
À un mois du mariage, ce Turbiasque évite de peu la prison ferme.

À un mois du mariage, ce Turbiasque évite de peu la prison ferme. Photo J.-F.O.

Ivre et récidiviste, il grille un feu rouge devant les policiers

Sous l'emprise d'alcool, un Turbiasque, employé d'un palace monégasque, a été interpellé après avoir brûlé un feu rouge devant les policiers. Le prévenu, en état de récidive, échappe in extremis à une peine d'emprisonnement ferme à l'approche de son mariage.

Quand on a bu trois coupes de champagne et une bière, il est fortement déconseillé de circuler en ville avec son scooter. Même aux alentours de minuit et demi! Car, en Principauté, le maillage sécuritaire est assuré sans interruption jour et nuit par les agents.

Mais un Turbiasque, trahi par la boisson, s’est fait remarquer, vendredi dernier, en franchissant le feu rouge dans la montée de l’avenue Prince-Pierre avec son deux-roues… Juste à côté d’une patrouille de police véhiculée! En deux coups de gyrophare, le chauffard était rejoint puis contrôlé quelques mètres plus loin, sur le boulevard Rainier-III.

Conduit dans les locaux de la rue Suffren-Reymond, après dégrisement, le pilote montrait une alcoolémie de 0,77 mg par litre d’air expiré.

Un mois avant le mariage

Lundi, le prévenu a comparu menotté devant le tribunal correctionnel. Récidiviste, il risquait une lourde peine de prison ferme. Ce qui serait tombé plutôt mal, à un mois de son mariage… Finalement, les juges ont condamné cet homme de 31 ans à quatre mois avec sursis, liberté d’épreuve, obligation de soins et 500€ d’amende.

À l’audience de flagrance, dans le box, ce responsable de bar d’un palace monégasque, inquiet, reconnaît les faits. Il s’en veut de ne pas avoir fait preuve d’objectivité à l’issue de la réunion de travail prévue à la fin de son service où il a consommé des boissons alcoolisées.

"Je n’avais rien mangé depuis le petit-déjeuner et je raccompagnais une collègue de travail, avoue-t-il à la présidente Geneviève Vallar. Je discutais avec ma passagère. C’était trop tard quand je me suis rendu compte que je venais de griller le feu tricolore."

La magistrate adopte un ton plus sévère en évoquant la récidive: "Vous êtes responsable et votre métier devrait vous inciter à la prudence dans la consommation de boisson!"

"Les quatre jours de détention m’ont fait réfléchir, confesse-t-il. J’aurais dû prendre conscience du danger que je représentais. J’ai vraiment un problème avec l’alcool..."

"Une épée de Damoclès"

"J’aurais apprécié, à l’époque, que les juges français s’orientent vers une mise à l’épreuve, plutôt qu’une conversion de peine, indique le premier substitut Olivier Zamphiroff. S’il y avait eu un engouement pour les soins, nous n’en serions pas là! Je ne suis pas là non plus pour faire perdre un emploi. Alors, aujourd’hui, orientez-vous vers quatre mois assortis du sursis et de la liberté d’épreuve plus une amende de 1.000 €."

La peine requise convient à la défense. "Une sanction adaptée permettra à mon client de continuer sa vie et freiner sa consommation d’alcool. C’est une épée de Damoclès! Vous avez la possibilité de pallier la carence du pays voisin ou bien de prononcer une peine fractionnée. Prenez en compte le fait que cet homme va se marier bientôt. Faites qu’il conserve son travail. Car sa compagne ne pourra pas, seule, faire face aux remboursements des crédits", plaide Me Thomas Brezzo.

Le message est passé: le tribunal suivra les réquisitions du ministère public tout en réduisant l’amende de moitié.


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