Ivre et drogué, un jeune homme en scooter percute un fourgon stationné à Monaco

Un étudiant roquebrunois a comparu devant le tribunal correctionnel de Monaco après avoir percuté un fourgon stationné sur l’avenue Princesse-Grace. Le prévenu ivre et sous l'emprise de stupéfiants au moment des faits a été condamné.

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J.-M. F. Publié le 03/11/2022 à 10:51, mis à jour le 03/11/2022 à 14:11
Le prévenu était déjà passé par la case prison pour trafic de stupéfiants. Photo d'illustration Sébastien Botella

Il carburait à l’alcool et au cannabis le 22 juillet 2022, vers 5 heures, sur son scooter à plein gaz au Larvotto. Mauvais mélange s’il en est aux conséquences pernicieuses! Sous le double effet de la boisson et des stupéfiants, un jeune homme de 19 ans a heurté à vive allure l’arrière du fourgon d’un chauffeur-livreur stationné sur l’avenue Princesse-Grace. La violence du choc a déplacé de quelques centimètres le véhicule utilitaire sur son emplacement.

Évidemment, le pilote a chuté au sol et il s’est blessé gravement au niveau de la bouche. Rapidement sur les lieux, les policiers et les pompiers ont aidé l’étudiant en formation à se relever et ils ont organisé son transport en urgence au CHPG.

On pourrait croire au miracle quand ce Roquebrunois s’est présenté à la barre du tribunal correctionnel de Monaco sans aucune séquelle relative à l’accident. Pour le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, il ne faut pas chercher bien loin les raisons de ce contretemps qui a mis en danger la vie du prévenu.

1,65g d'alcool dans le sang

"Les prélèvements sanguins ont révélé une alcoolémie de 1,65 gramme par litre de sang. Il faut de nombreux verres pour accéder à un tel taux d’ivresse! Vous êtes un danger pour les piétons et automobilistes."

La justification du célibataire est précaire: "J’avais bu dans plusieurs établissements de nuit et je voulais rentrer chez moi à Roquebrune-Cap-Martin. Il m’arrive de consommer beaucoup, mais je ne prends pas chaque fois mon cyclomoteur. Mes troubles de la concentration sont probablement causés par l’arrêt d’un traitement médicamenteux. Quant aux joints, je les avais achetés à Nice et j’en avais fumé quatre jours auparavant."

Côté parquet, la voix affirmée du premier substitut Valérie Sagné résonne déjà comme une admonestation sévère. "Les images sont glaçantes quand vous percutez le véhicule et chutez. Il est inquiétant de ne pas considérer un instant festif sans vous mettre en condition avant d’y participer avec usage d’alcool et de stupéfiants. Si c’est impossible, vous avez un problème, une fragilité sociale. Ce n’est pas le parquet général, mais la mère d’un enfant qui vous interroge afin d’éviter des conséquences dramatiques à l’avenir."

"Il doit être sanctionné mais avec compréhension"

La parquetière ne prendra pas en compte une précédente condamnation pour dégradation au moment de requérir entre quinze jours et un mois d’emprisonnement assorti du sursis. Plus l’amende à 45 euros.

À son tour, la défense reconnaît son client très chanceux avec la violence du choc. "Oui, comprend Me Xavier-Alexandre Boyer, ce jeune homme doit être sanctionné. Mais avec compréhension. Il est très affecté par le décès de son père et il souffre d’une pathologie où il a du mal à trouver sa place dans la société. Son traitement aux effets indésirables est difficile à supporter et à accepter. Alors, mon client va se réfugier dans la boisson et la drogue. Il a surtout besoin d’aide et d’une mise à l’épreuve pour gérer son addiction avec obligation de soins."

Le message est passé. Le tribunal a suivi, d’une part, les réquisitions du ministère public et, d’autre part, il a adhéré aux avis de la défense avec une liberté d’épreuve de dix-huit mois et des soins.

 

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