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Ivre et belliqueux, il brutalise deux policiers : quatre mois avec sursis

Mis à jour le 26/11/2016 à 05:14 Publié le 26/11/2016 à 05:14
L'abus de champagne a fait dégoupiller ce « bon père de famille ».	(Ph.P.C.)

Ivre et belliqueux, il brutalise deux policiers : quatre mois avec sursis

C'est l'histoire d'un Belge ivre et excité, condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel pour rébellion, outrages, violences et voies de fait contre deux policiers.

C'est l'histoire d'un Belge ivre et excité, condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel pour rébellion, outrages, violences et voies de fait contre deux policiers. Le 27 mai dernier ce natif du Plat Pays, résidant à Menton, passe sa soirée à La Rascasse. Au fur et à mesure que les heures avancent, les coupes de champagne s'ajoutent. Au dixième verre, ce directeur de société alcoolisé met le feu aux poudres dans l'établissement de la SBM. Il déclenche une grosse bagarre à l'issue d'un comportement inadapté envers une cliente : cet homme de vingt-neuf ans laisse tomber la cendre de sa cigarette sur la poitrine d'une jeune femme !

Les agents, alertés, arrivent sur le port Hercule pour remettre de l'ordre. Mais le trublion est d'une brutalité révoltante. Les fonctionnaires ont un mal fou à le conduire à la Sûreté publique. Dans le véhicule de police l'individu donne des coups, menace. Dans les locaux, il refuse le dépistage de l'alcoolémie et se montre très virulent : quatre policiers arriveront à l'immobiliser et le maîtriser !

« Enfin, note le président Sébastien Biancheri, après plusieurs heures, à 8 h 33, on peut mesurer votre taux : 0,53 mg/l. À combien se montait-il au moment de votre arrestation ? » Le prévenu n'a aucune souvenance… « Je suis abasourdi par cette description de mon comportement inexcusable pendant la garde à vue. J'avais consommé de l'alcool toute la journée sur un bateau… Je suis un bon père de famille. Je ne peux rien dire d'autre… »

Le magistrat souligne une attitude édifiante, « alors que vous êtes un chef d'entreprise responsable. En janvier, aux Sables-d'Olonne, votre comportement était similaire… »

« Il est désolé et s'excuse »

Pour les parties civiles, Me Hervé Campana déplore la perte de mémoire : « C'est commode et cela coupe court à tout débat. Mes clients réclament 800 euros pour les coups et 500 euros pour le préjudice moral ». Après avoir situé les faits au Grand Prix de F1, le procureur Cyrielle Colle signale : « Vous avez eu de la chance d'être pris quand d'autres avaient fait pire. Vous seriez dans le box. Pareille délinquance est inadmissible. Heureusement que les dizaines de milliers de personnes sur le port ne se battent pas… Monsieur viendra en prison pendant ses vacances afin de ne pas le pénaliser : de quinze à vingt jours ».

La défense voit rouge à l'annonce des réquisitions, mais reste calme pour ne pas envenimer le débat… « Même si mon client ne se souvient de rien, rage Me Charles Lécuyer, il ne cherche pas à fuir ses responsabilités ni à s'en sortir mieux que d'autres. Il est désolé et s'excuse. À la sortie de la garde à vue, il est allé dans un laboratoire pour essayer de comprendre s'il n'avait pas été drogué. Il ne s'explique pas comment il s'est mis dans un tel pétrin. Préférez un lourd sursis avec liberté d'épreuve. Il s'engagera… »

Il semblerait que le tribunal lui ait fait confiance en préférant une peine avec sursis. Mais il devra payer 1 050 euros aux plaignants…


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