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Ivre, elle rosse son ex-époux et lui occasionne 15 jours d'ITT

Mis à jour le 02/02/2017 à 05:15 Publié le 02/02/2017 à 05:15
« Je ne me suis pas laissée faire », a répliqué la prévenue à la barre.

« Je ne me suis pas laissée faire », a répliqué la prévenue à la barre. Photo Jean-François Ottonello

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Ivre, elle rosse son ex-époux et lui occasionne 15 jours d'ITT

Après avoir "consommé du champagne", une femme s'en prend violemment à son ex-mari occasionnant une ITT de quinze jours

La parité homme-femme est-ce une réalité? Les sceptiques co me les dissidents auraient dû assister à la dernière audience du tribunal correctionnel où une suppléante dans la fonction publique de Monaco a pu revendiquer son droit d'être la plus forte! En essayant tout de même de ne pas lâcher les avantages liés au sexe dit « faible ».

À la barre, un couple de Monégasques, des ex-époux rabibochés, a raconté son affrontement brutal à la suite d'un différend. Au final, la jeune femme a comparu pour violences sur conjoint vivant sous le même toit.

Elle a été condamnée à 500 euros d'amende et au versement de la même somme pour la partie civile (provision pour expertise). C'est donc le mari qui a pris la volée de coups (*). Conséquence : une ITT de quinze jours.

Les cloches ont sonné le jour de leur union… Mais les sonorités joyeuses ont fait place au bourdonnement conflictuel en 2011, quand le couple, avec deux enfants, décide de divorcer.

Regrets? Bévue? Bourde? Quelque temps plus tard, la rupture prend une autre tournure. Si ces "ex" restent séparés, ils retrouvent une vie de concubins et ne tardent pas à reformer la cellule familiale. Jusqu'à cette nuit du 19 au 20 mars dernier.

"J'ai riposté"

Comme la vie de couple n'est pas une relation de domination, tout va basculer à nouveau au cours d'une fête chez des amis. Certes, il y avait déjà un peu d'eau dans le gaz ! Mais quand le mari raccompagne les enfants au domicile de la mère, il comprend qu'elle a consommé beaucoup trop d'alcool. Elle n'hésite pas, d'ailleurs, à se montrer violente. L'homme, devenu victime, appelle les policiers. Une fois sur les lieux, les agents constatent l'état d'ébriété bien avancé de la jeune femme. Le plaignant, en revanche, est calme et son t-shirt est en lambeaux.

À l'audience, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle interroge la prévenue sur les faits qu'elle reconnaît aussitôt.

"Oui, j'ai consommé du champagne. Pourtant j'étais lucide. Croyez-moi, j'ai riposté! Je ne me suis pas laissée faire. Quand il m'a rejoint dans la salle de bains, il avait un comportement impétueux. Je l'ai repoussé pour me défendre Je me sentais comme manipulée. Il a voulu me piéger parce que j'avais bu. Quand il m'a pris avec force par le bras, je l'ai giflé. Suite à cet incident, on s'est à nouveau séparé…"

Réaction du magistrat: "A voir ses blessures et une entorse cervicale, vous avez bien tapé… Vous avez été déjà condamnée et on ne compte plus les interventions des agents au domicile conjugal." 

Puis c'est au tour de la victime de donner sa version des faits. "Cette dame était ivre morte. J'ai reçu plusieurs tapes au visage. Je suis parti dans le salon afin d'alerter la police. Elle m'a poursuivi pour me gifler et pousser avec les mains. Ma tête a heurté le mur."

"Heureusement que les enfants dormaient"

Pour son conseil, Me Franck Michel, "Madame serait victime d'un complot permanent pour le plaisir de mon client de la voir condamnée. Il n'y a aucune preuve. En revanche, les constations de la police énumèrent des coups et des griffures sur le mari. Avec quinze jours d'ITT on est dans le cadre de blessures sérieuses, sans excuse de légitime défense. Aucun élément accrédite la thèse de la prévenue et il y a des antécédents. Nous réclamons une provision de 2.000 euros pour expertise."

Le procureur Alexia Brianti abordera à son tour cette jungle conjugale en rappelant la démesure de la situation.

"Les choses dégénèrent ; les blessures sont importantes. C'est facile de dire maintenant je n'ai fait que réagir. Mais aucun élément dans ce dossier ne va dans ce sens et les plaintes contre son ex-époux ont toujours été classées sans suite. Il faut sévir et tenir compte des antécédents! Heureusement que les enfants de six ans et vingt et un mois dormaient!"

 Trois mois assortis du sursis seront requis.

Le tribunal aura une autre vision de la sanction réclamée par le ministère public. Peut-être pour démontrer que la stérilité d'un triste esprit résulte à la fois des défauts de sentiments et de l'imperfection de la raison…

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