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Ivre, elle emboutit trois voitures en stationnement à plus de 70km/h

Mis à jour le 19/10/2018 à 16:46 Publié le 19/10/2018 à 16:46
Terrorisée face au tribunal, la prévenue, femme de 38 ans, a été condamnée à un mois de prison avec sursis.

Terrorisée face au tribunal, la prévenue, femme de 38 ans, a été condamnée à un mois de prison avec sursis. archives M.A.

Ivre, elle emboutit trois voitures en stationnement à plus de 70km/h

À l'appel de son nom par l'huissier, la prévenue, une femme de 38 ans, est angoissée, tendue. On la devine effrayée de devoir comparaître devant le tribunal correctionnel afin de répondre de ses actes.

Le 22 juin dernier, vers 2h du matin, les policiers en patrouille sur le boulevard du Larvotto perçoivent un grand bruit de ferraille.

Ils se dirigent sur les lieux, au niveau du Bahia, et découvrent trois voitures en stationnement sur l'avenue Princesse-Grace heurtées violemment par une Mini. À l'intérieur de ce véhicule, il y a deux personnes blessées et la conductrice présente tous les signes de l'ivresse, avec une alcoolémie de 0,54 mg/l.

"Vos talons ne sont pas une excuse"

Les premiers éléments de l'enquête, couplés aux enregistrements de vidéosurveillance, démontrent une vitesse excessive, entre 70 et 80 km/h.

"À voir l'état des véhicules, relève le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, le choc a dû être d'une extrême violence. Ça fait froid dans le dos de regarder les photos de l'accident. Qu'aviez-vous bu pour vous mettre dans cet état?"

La résidente de la Principauté, éplorée, avoue une absorption de boissons à l'excès dans divers établissements de nuit: "Deux verres de rosé pour commencer, puis deux coupes de champagne, un cocktail et deux ballons de vin blanc pour finir."

En poursuivant l'instruction, le magistrat s'inquiète du comportement de l'intéressée, avec "une volonté de conduire alcoolisée et les raisons d'une vitesse excessive. Je ne crois pas que vos hauts talons soient une excuse valable."

S'exprimant uniquement en anglais, ses propos traduits font part de "regrets sincères. Je reconnais l'infraction et j'admets mes erreurs. Pour les talons, vous avez raison : cette particularité n'excuse pas le fait que je roulais trop vite. Je ne peux pas expliquer la cause. Je n'ai jamais été condamnée…"

Le premier substitut: "Quel danger!"

La partie civile, représentée par Me Arnaud Cheynut, souligne "le comportement attentif de la prévenue envers ses deux passagers blessés et toujours en observation. Mes clients sollicitent une indemnité provisionnelle de 3 000 €, plus 13 000 € tous préjudices confondus".

Le premier substitut Cyrielle Colle résume: "Madame a commis une faute lourde, exacerbée par son alcoolémie. Quel danger! Tous les noctambules de la Principauté passent par ce boulevard… Sanctionnez les faits avec une peine d'emprisonnement de deux mois assortie du sursis et 45€ d'amende."

Un mois de prison avec sursis

Si ces réquisitions sont pertinentes et les analyses objectives, Me Christophe Ballerio rappellera judicieusement les sanctions physiques, morales et administratives déjà subies par sa cliente pour une erreur de parcours.

"Cinq jours d'ITT, sa compagnie d'assurances ne couvre pas les 26.000 € de frais de réparation, et son permis est suspendu pendant dix-huit mois. La garde à vue a été un choc pour cette primo délinquante. Soyez cléments! Faites déjà le tri au niveau des prétentions médicales des plaignants. Les factures de consultations et de soins présentées correspondent à des dépenses sans aucun lien avec l'infraction reprochée."

Le tribunal ramènera les réquisitions du ministère public à un mois, plus l'amende. Elle octroiera un total de 5.000 € aux deux passagers et 3.000 € à la propriétaire d'un véhicule endommagé.


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