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Ivre avec plus de 2 g d’alcool, il percute la barrière de l’entrée du tunnel Albert-II

Mis à jour le 25/07/2018 à 14:08 Publié le 25/07/2018 à 07:57
Le prévenu a été interpellé dimanche dernier au niveau du tunnel Albert-II.

Le prévenu a été interpellé dimanche dernier au niveau du tunnel Albert-II. Photo archive photo Michaël Alesi

Ivre avec plus de 2 g d’alcool, il percute la barrière de l’entrée du tunnel Albert-II

L’ivresse! Cet abus de boisson peut aller de pair avec la sottise, car ces deux manques de jugeote ne sont nullement incompatibles si l’on analyse les multiples comparutions devant le tribunal correctionnel.

Entre autres exemples, à la dernière audience de flagrance, c’est un vendeur de voiture de 41 ans qui prend place, menotté, dans le box. Il a été interpellé par les policiers le dimanche 22 juillet, à 16 h 05, à la sortie du tunnel Albert-II, après avoir percuté avec sa Volkswagen la barrière interdisant l’accès aux véhicules. Rapidement, les agents flairent l’état d’ébriété et le soumettent au test de dépistage.

L’éthylomètre révèle un taux de 2,08 g d’alcool pur dans le sang. Le conducteur venait de Fréjus après avoir bu au cours du déjeuner deux pastis, trois verres de vin et un digestif. Il avait l’intention de se rendre en Italie... Mais la veille, c’est une dizaine de verres qu’il avait ingurgité au cours d’une soirée !

"Je regardais mon téléphone portable"

Avait-il eu seulement le temps de dégriser de cette cuite nocturne ?...  A la lecture du dossier, le président Florestan Bellinzona découvre que le prévenu est un récidiviste.  "Vous avez été condamné deux fois en 2013 à trois semaines de détention. Cela fait mois de cinq ans... Vous ne voyez pas la barrière baissée devant votre véhicule? Et si c’était un piéton? La faute d’inattention peut se comprendre. Mais vous aviez bu ! Il n’y a plus de doute : vous ne pouviez pas conduire..." 

Comment atténuer les faits qui conduisent ce résident de Juan-les-Pins à nouveau devant le tribunal? Même un jour férié passé avec son fils, ce père de famille trouve de quoi assouvir sa pulsion pour l’ivresse. En proie avec des problèmes personnels, le détenu confesse avec remords les causes de son excès d’alcool.  "J’ai réussi à me sortir de la drogue et de la boisson en 2013. Et au cours d’une soirée, j’ai replongé. J’ai la garde de mon fils depuis le 1er juillet et j’ai débuté un nouvel emploi le 7 juin dernier. Toutefois, pour la barrière percutée, ce n’est pas à cause de l’enivrement que je ne me suis pas aperçu qu’elle était baissée. Je regardais mon téléphone portable..." 

Ses vieux démons semblent l’avoir rattrapé une fois de plus... Le premier substitut Olivier Zamphiroff souligne au passage la cohérence avec les procédures de flagrants délits jugées à Monaco et la prison ferme. "Qu’est-ce qui a changé depuis? Pas grand-chose! Pourtant, quand on a un casier de ce type on doit faire attention. Monsieur avait l’obligation de moins boire! Son taux élevé correspond à douze jours d’emprisonnement plus une amende..."

Quinze jours de prison ferme

La défense se veut réactive et va tenter de décrocher le sursis ou d’inciter les juges à préférer la possibilité de taper au portefeuille. "Ne manipulez plus le gourdin, lance avec témérité Me Thomas Brezzo. Il a effacé son passé de toxicomane. Prenez également en compte son nouvel emploi depuis moins de deux mois. On peut légitimement penser que la répression va tomber quand on est dans la profession de voiturier. Alors, orientez-vous plutôt vers une sanction élevée pour une peine fractionnée ou un sursis avec liberté d’épreuve. N’est-ce pas plus bénéfique pour éradiquer cette addiction?"

Le tribunal optera pour quinze jours de prison ferme.


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