Ivre au volant, elle percute violemment une voiture en stationnement et fait éclater le parebrise

Deux prévenues ont cédé à de volumineuses libations dans un moment de leur vie nocturne et leur bonne conscience n’a pas eu l’effet escompté.

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J-M. F Publié le 23/11/2022 à 08:05, mis à jour le 23/11/2022 à 07:50
Le tribunal de Monaco. Photo S. Bo

 Elles se sont fait contrôler par des policiers vigilants, évidemment à cause de leur comportement incompatible avec les règles élémentaires de sécurité routière. Dans ses réquisitions, à la fois fermes et moralistes, le premier substitut Valérie Sagné a limité ses demandes à des temps d’emprisonnement assorties du sursis ou des montants de l’ordre du millier d’euros pour les amendes.

Le 4 avril dernier, une Française de 32 ans, esthéticienne à Menton, a pris le volant de sa Volkswagen avec un taux de 0,64 mg/l. L’esprit embrumé par les vapeurs de margarita, bière et shots de boissons spiritueuses, la jeune femme a circulé à contresens dans le parking Antoine-Ier. Un instant de lucidité l’a tout de même incité à se remettre en bon ordre de marche (avant). Mais la manœuvre a été laborieuse! Engagée dans une rétroaction et l’impossibilité d’appréhender d’une manière appréciable la distance de séparation, la conductrice a percuté violemment un véhicule en stationnement. Au point de faire éclater le pare-brise et d’endommager sérieusement la partie avant. A la barre, la prévenue a avoué ne pas avoir l’habitude de boire. Pas très convaincant comme ligne de défense… 1.000 euros d’amende plus la contravention à 45 euros.

Délit de fuite

Le 1er mai 2022, une femme de 42 ans, gérante de société dans le Mentonnais, est remontée dans sa Fiat, garée dans la contre-allée du boulevard Albert-Ier, avec un taux de 0,69 mg/l. Chargée de deux verres de vin, cinq à six shots de vodka, elle a provoqué un accident en sortant de son emplacement de stationnement avec un autre véhicule appartenant à un carrossier… La quadragénaire a préféré fuir… Jusqu’à l’instant où les policiers, munis des précieux indices, ont repéré la petite "citadine", impliquée dans la collision, au rond-point Wurtemberg. Il était facile d’interpeller la conductrice qui a réfuté toute intention de se débiner en douce. Face à la répétition des affaires d’ivresse, le parquet a trouvé stupide ce comportement alcoolisé, quasi permanent et récurrent, étalé à chaque audience hebdomadaire avec un taux délinquant. La "sortie en boîte" est apparue hors de prix avec les frais de carrosserie… Plus une amende limitée à 1.000 euros, car le tribunal n’a pas retenu le délit de fuite.

(*) Assesseurs: Évelyne Husson et Aline Brousse.

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