“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Ivre à vélo, le producteur brûle un feu rouge et ne comprend pas pourquoi les policiers l'interpellent

Mis à jour le 24/10/2017 à 15:43 Publié le 24/10/2017 à 15:40
Le prévenu ne savait pas que les feux rouges s'appliquaient aussi aux vélos...

Le prévenu ne savait pas que les feux rouges s'appliquaient aussi aux vélos... Frantz Bouton

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Ivre à vélo, le producteur brûle un feu rouge et ne comprend pas pourquoi les policiers l'interpellent

Perturber la circulation d'un cycliste par des feux tricolores inutiles serait-il une manière de l'encourager à les griller?

On peut extrapoler sur les raisons et conclusions de la mésaventure qui a conduit un résident de la Principauté de Monaco, menotté, devant le tribunal correctionnel.

Même dans le box, ce producteur de cinéma n'en revient pas d'avoir été interpellé pour le franchissement du feu rouge de l'avenue du Roqueville.

S'il n'a pas contesté les faits devant la formation collégiale au cours de la procédure, il a trouvé la démarche disproportionnée.

Les policiers couverts d'insultes

Le quadragénaire est pris en flagrant délit ce lundi 16 octobre, vers 0h30, par les policiers, alors qu'il brûle le feu tricolore situé à l'intersection avec l'avenue Princesse-Charlotte.

Les agents se lancent à sa poursuite en faisant fonctionner le klaxon deux tons et le gyrophare. Malgré plusieurs sommations, l'individu continue sa route avec son vélo électrique.

Finalement, les flics le stoppent en mettant leur véhicule en travers de la chaussée. Extrêmement mécontent, le cycliste les couvre d'insultes et autres noms d'oiseaux…

"Vous aviez bu!, note le président Florestan Bellinzona.

- Oui, un pichet de saké, répond le détenu. Je suis désolé. C'est une erreur. Je ne pensais pas me comporter de la sorte. Je ne prendrai plus le vélo la prochaine fois. Toutefois, j'estimais que les policiers me suivaient parce qu'ils croyaient que j'avais un vélo volé.

- Non! Vous veniez de griller le feu rouge et le code de la route s'applique également aux cycles. Il faut le respecter et vous semblez l'oublier! De plus, vous avez injurié, offensé les agents de police. Votre casier comporte d'ailleurs deux condamnations pour conduite en état d'ivresse et outrages.

- C'est un manque de chance…

- Non ! C'est un manque de savoir-vivre!"

"Il mérite un an de prison!"

À la suite de cette leçon de moralité, le procureur Cyrielle Colle revient sur l'infraction, les éventuels dangers engendrés par une telle attitude et la fin du temps des indulgences. "De plus, il a été impossible de quantifier son alcoolémie, car Monsieur a refusé de se soumettre aux analyses de sang au CHPG. Le taux devait être haut, car une heure plus tard l'individu avait toujours le regard brillant, des tremblements et des yeux rougis. Les outrages sont déplacés, intolérables et injustifiés…"

En conséquence de la récidive légale, le fautif ne sera plus accessible au sursis. "Il mérite un an de prison, lance la représentante du parquet général. Et cela va finir par arriver s'il continue sur cette voie de l'alcoolisation. Afin d'éviter des conséquences dommageables pour sa vie professionnelle, vous prononcerez une peine de quinze à vingt jours de prison ferme et une amende de 250 euros."

La défense va s'escrimer à faire comprendre l'absence de connaissance applicable à ce genre de véhicule. "On peut comprendre, lance Me Thomas Brezzo, l'incompréhension de mon client d'être arrêté à vélo. Certes, l'alcool aidant, son langage est devenu fleuri. Alors cet homme mérite des circonstances atténuantes. Dans cette affaire, c'est surtout la bêtise qui doit être condamnée. Optez pour une peine fractionnée…"

Le tribunal condamnera le prévenu à un mois ferme avec le bénéfice de l'exécution fractionné. Le prévenu passera quatre week-ends à la maison d'arrêt et devra s'acquitter d'une amende de 250 euros.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.