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Interpellé par les gendarmes à la ferme, l'agriculteur violent avec sa compagne a fait face à la justice

Violent avec sa compagne et le fils de cette dernière, le fermier au casier et à l’arsenal bien remplis a été interpellé par les gendarmes dans son exploitation à la suite d’un enième délit et condamné par le tribunal de Grasse.

J.S Publié le 07/07/2021 à 06:35, mis à jour le 07/07/2021 à 07:22
Photo d’illustration. (Frantz Bouton)

Agriculteur de son état, Julian 32 ans, élève, dans sa ferme à Villeneuve-Loubet, une quantité d’animaux, de la chèvre au cochon d’Inde. Dans cette véritable arche de Noé, il y a aussi des poules "qu’il protège des renards" avec un véritable arsenal: un pistolet, un fusil à pompe, un fusil de chasse calibre 12 et une 22 LR. Les goupils n’ont qu’a bien se tenir, ses proches aussi semble-t-il.

Casier bien rempli

Le 4 juin, après avoir "bu seulement un pastis et quelques verres de rosé", avec 0,60 mg d’alcool par litre d’air expiré, il a eu une énième altercation avec sa compagne qui à failli tourner au drame. Celle-ci, blessée à la tête après avoir été projetée contre une vitre qui s’est finalement brisée, a dû se réfugier avec son fils, au domicile de sa mère.

Le jeune garçon, lui aussi blessé, porte une ecchymose due à un jet de pot de… pâte à tartiner.

Les gendarmes, prévenus par la grand-mère, dépêchent un dispositif important. L’énergumène est en effet défavorablement connu des services de police. A son casier judiciaire, 18 mentions dont six pour violence.

 

Après avoir été recherché devant l’école de ses deux enfants, au domicile de sa belle-mère, il est finalement appréhendé à la ferme, où l’on relève des traces de lutte.

Maintien en détention

Jugé ce mardi devant le tribunal correctionnel de Grasse, il prétend "avoir pété les plombs face à une grosse manipulatrice" et que l’enfant de sa concubine aurait été en quelque sorte une victime collatérale.

À la défense de son client, Me Sandrine Zépi dépeint une relation compliquée "car ces deux-là ont une incompatibilité à s’aimer".

 

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur arguant du fait que dans ce huis clos familial toxique, le prévenu n’a eu cesse que de se mettre à distance par rapport à la réalité des faits. Dans son délibéré il a condamné Julian à deux ans de prison dont six avec sursis probatoire et le maintien en détention.

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