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Interdit de traverser le territoire en bus à Monaco

Mis à jour le 08/03/2016 à 05:06 Publié le 08/03/2016 à 05:06
Monaco-matin, source d'infos de qualité

Interdit de traverser le territoire en bus à Monaco

À Monaco, les autorités ne badinent pas avec les mesures de refoulement.

À Monaco, les autorités ne badinent pas avec les mesures de refoulement. Même si l'on ne fait que passer en Principauté avec l'aide des transports publics français. Adel l'aura appris à ses dépens ! Le 11 septembre dernier, ce Français natif d'Oran prend le bus à Roquebrune-Cap-Martin pour se rendre à Nice. Il est 23 h 40 et ce célibataire sans profession a largement consommé des boissons alcoolisées. Pendant le trajet, l'ivresse aidant, il va causer des troubles et importuner des voyageurs.

Comme il fait fi des injonctions expresses de se calmer de la part du conducteur, ce dernier alerte les policiers monégasques à peine la frontière franchie. Un rapide contrôle démontre qu'il a un taux de 0,48 mg/l d'alcool et surtout qu'il est frappé par une mesure de refoulement datant du 22 décembre 2008.

Aux interrogations du président, le prévenu assure qu'il était « obligé de passer par Monaco, en bus ou en train, pour aller travailler. Je sais que je suis interdit de territoire, mais on ne m'a pas surpris dans un bar… Alors comment faire autrement puisque j'ai trouvé un emploi vers Nice ? » La réponse du président est claire : « Même si vous ne faites que traverser, c'est interdit. Par le train, c'est toléré, mais il ne faut surtout pas descendre de la rame où se trouver sur le quai… »

L'homme, à la barre, est désappointé. « Je ne peux pas passer autrement que par Monaco pour aller travailler, car je n'ai aucun autre moyen de locomotion que le bus… » Le magistrat lui donnera la marche à suivre : « Il faut demander au ministre d'État de lever au moins l'interdiction partielle. C'est la loi. Mais sachez qu'avec le bus, il n'y a aucune autre tolérance prévue. D'autre part, si votre casier monégasque est vierge, ce n'est plus le cas avec le français, entaché de plusieurs condamnations entre 2003 et 2006 pour stupéfiants, outrages, menaces, violences ! »

Très brèves réquisitions du procureur général Jacques Dorémieux, ponctuées par une peine de huit jours de prison assortie du sursis. En finalité, le tribunal relaxera le prévenu en indiquant « qu'il n'y avait aucun élément intentionnel caractérisé ».

Offre numérique MM+

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