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Insulté, il s'acharne à coups de pied et de poing

Mis à jour le 08/03/2016 à 05:06 Publié le 08/03/2016 à 05:06
L'homme béliqueux a été condamné à deux mois ferme et 3000 euros de dommages et intérêts.

L'homme béliqueux a été condamné à deux mois ferme et 3000 euros de dommages et intérêts. Cyril Dodergny

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Insulté, il s'acharne à coups de pied et de poing

Il y a eu du sang et des larmes lundi dernier, devant le Palais de la Scala, quand Emanuele se déchaîne sur un jeune homme à la suite d'une simple insulte.

Il y a eu du sang et des larmes lundi dernier, devant le Palais de la Scala, quand Emanuele se déchaîne sur un jeune homme à la suite d'une simple insulte. Il le défigure à coups de poing et de pied. Des témoins alertent les policiers et la victime sera conduite au CHPG. Diagnostic : hématomes, lésions oculaires, fracture de la mâchoire et huit jours d'ITT.

L'agent immobilier belliqueux a comparu, menotté, devant le tribunal correctionnel. Il a été condamné à deux mois d'emprisonnement ferme et 3 000 € de dommages et intérêts.

L'impensable scène a lieu vers 14 h 30. Un cyclomotoriste gare son engin dans l'emplacement réservé. Comme la place est étroite, il fait tomber par mégarde un autre scooter. A cet instant passe Emanuele. Il ne peut s'empêcher de faire une remarque désobligeante. Le conducteur réplique par une insulte. Aussitôt le quadragénaire turinois s'emporte et s'acharne avec une brutalité hors du commun sur son offenseur.

« Il voulait me tuer »

« Pourquoi avoir réagi de la sorte ? » demande le président Florestan Bellinzona. Le prévenu, apathique : « Je n'explique pas ma réaction démesurée. Je suis conscient mais incapable de vous donner une raison. »

Le président, un peu surpris : « Les témoins, sur place, ont déclaré que vous n'avez eu aucun regret… » Dans le box, le détenu ouvre les bras en signe d'incompréhension.

À la barre, la victime, le visage encore marqué par la force des coups, raconte : « Il voulait me tuer. Je n'ai pas compris ce qui s'est passé. Il a arrêté quand les policiers sont arrivés. Heureusement, j'avais encore mon casque quand il m'a donné des coups de pied au visage… Je demande 3 000 € pour payer mes soins. »

Le président note des casiers monégasques et français chargés pour blessures, ivresse, outrages…

Le procureur général Jacques Dorémieux reconnaît « une parole malheureuse de la victime et des séquences où le prévenu ne regrette rien. Deux mois ferme ! »

Aucune explication rationnelle sur l'explosion de colère : ce sera le fil conducteur de la défense. Me Arnaud Cheynut confie d'ailleurs au tribunal : « Mon client a peut-être un autre problème. Il peut se rétablir. Préférez le sursis avec mise à l'épreuve. Enfin, 3 000 € c'est trop. Je sollicite une expertise. »

Le tribunal préférera suivre les réquisitions du ministère public.

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