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Ils pillent une maison dévastée par la tempête Alex, deux Moldaves condamnés

Les deux hommes, en situation irrégulière, ont été jugés en comparution immédiate ce lundi.

La rédaction Publié le 09/11/2021 à 15:41, mis à jour le 09/11/2021 à 16:26
Une partie des objets saisis par les gendarmes la semaine dernière. Photo DR

Ce sont des "faits particulièrement désagréables", gronde le procureur. Lundi à Nice, deux ressortissants moldaves étaient jugés pour vol ou recel de biens dérobés dans une maison sinistrée par la tempête Alex, dans la Vésubie. Le tribunal correctionnel a prononcé "une peine d’avertissement": 3 mois de prison avec sursis.

Tout part d’un contrôle routier, vendredi dernier, à Utelle. Les gendarmes surprennent deux hommes sans ceinture de sécurité à bord d’une Golf. Une forte odeur d’alcool règne à bord. Mais ce qui intrigue surtout les militaires, ce sont ces cabas et ces ménagères stockés à l’arrière.

Bouteilles, voitures miniatures, couverts en argent, ordinateur, boucles d’oreilles fantaisie... Aucun de ces biens ne leur appartient. Des papiers d’identité mènent les gendarmes à Lantosque, dans une maison "qui a subi des dégâts très importants dus à la tempête Alex", explique la présidente du tribunal, Marion Menot.

Dimitru R., 33 ans, admet avoir squatté les lieux. Un vieil homme lui aurait "dit d’y prendre ce qu’il voulait". Le propriétaire a livré une version sensiblement différente. "Depuis la tempête Alex, j’ai abandonné ce lieu. Je n’y passais qu’une ou deux fois par semaine." Il a constaté "le vidage progressif des armoires", au gré de "visites".

"Ils ont profité du malheur des autres"

Igor F., 43 ans, serait venu chercher son compatriote en voiture. Ces deux ouvriers travailleraient dans la construction, au black. "On leur reproche d’avoir profité du malheur des autres", souligne le procureur Marie-Eve Parant. Vol d’opportunité? Plutôt "de nécessité", plaide Me Romain Toesca, avocat de Dimitru R. "La nécessité d’avoir un toit, d’avoir à manger."

 

Son client fait profil bas. "Je regrette ce que j’ai fait. Déjà, il [le propriétaire] est malheureux parce qu’il a perdu sa maison. Et en plus, je lui ai pris ses affaires... La garde à vue m’a appris à être plus attentif à mes actes. Donnez-moi la possibilité de partir et de voir ma famille, mes enfants." Igor F., défendu par Me Naïma Van Der Beken, "regrette d’avoir causé du souci aux autorités françaises et au propriétaire."

En l’absence d’antécédent, le parquet requiert 6 mois avec sursis. Le tribunal s’en tient à moitié moins. Mais cette peine "va rester au-dessus de leurs têtes."

A l'issue de leur peine, ils devraient être expulsés.

Offre numérique MM+

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