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Ils demandent à deux étudiantes de porter le masque: trois policiers outragés et menacés de mort à la gare de Monaco

Mis à jour le 25/08/2020 à 13:02 Publié le 25/08/2020 à 13:02
Illustration.

Illustration. Photo A. C

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Ils demandent à deux étudiantes de porter le masque: trois policiers outragés et menacés de mort à la gare de Monaco

Les deux étudiantes reconnues coupables des outrages commis le 18 juin à la gare de Monaco, une Américaine et une Française, ont été respectivement condamnées à 600 € d’amende et dix jours de prison ferme.

Seraient-elles entrées en dissidence en arrivant en Principauté ? C’est bien ce qui transparaît dans une affaire d’outrages envers des agents de la force publique, abordée par le tribunal correctionnel.

Les faits remontent au jeudi 18 juin 2020. Deux étudiantes de 21 ans ont eu un problème avec les représentants de l’autorité publique au moment de débarquer en gare de Monaco. Pourtant, ces jeunes femmes n’avaient rien à craindre de l’uniforme sur le quai de la station ferroviaire. Les policiers remplissaient une simple fonction de prévention afin de veiller au respect des mesures de sécurité en pleine pandémie.

La banalité du contrôle va rapidement devenir affligeante. Les trois fonctionnaires font remarquer aux jeunes filles leur absence de masque et leur indiquent l’obligation de le porter. Ils leur demandent également de ranger les bouteilles de vin dans leurs sacs. Ce qui agace les deux filles.

Accusés de racisme

À l’audience, les prévenues sont absentes. Si la barre est muette, les victimes sont présentes et elles témoignent. « Le dialogue était impossible et l’arrestation n’était pas simple », affirme un des plaignants en réponse aux inquiétudes du président Florestan Bellinzona sur la turbulence des deux étudiantes alcoolisées. « C’est même pire, rajoute un second. D’après elles, on était raciste en effectuant un contrôle au faciès ciblé sur leur couleur de peau. »

« Si l’Américaine a vociféré des insultes, rapporte un troisième policier, la Française a eu des propos haineux. Nous étions des agents bizarres et grossiers. On en voulait à ses convictions religieuses. Elle est allée jusqu’à proférer des menaces de mort. Avec tout ce qui se passe dans l’Hexagone, de telles provocations font réfléchir… »

Le magistrat note d’autres réflexions à la lecture du PV. « Cette personne n’entend rien, en effet, et menace. Elle estime normal d’insulter les policiers… Elle n’est pas une dealeuse de drogue… Pourtant, conduites à la Sûreté publique, les prévenues détenaient 1,73 gramme d’ecstasy. »

Amende pour l’une, prison pour l’autre

Tout aussi indigné, Me Hervé Campana trouve inadmissible de tenir de tels propos. « Vous jugez des menaces et des outrages qui ont choqué les fonctionnaires que je défends. Il s’agissait juste d’un contrôle préventif ! Nous réclamons 600 e pour chaque victime plus 1 500 e pour les menaces postées sur Facebook à l’encontre de la policière. »

La procureure Alexia Brianti sollicite des peines de prison ferme : 8 jours pour l’Américaine, 20 jours pour la Française. « Ces étudiantes, connues pour usage de stupéfiants et alcoolisées, sont en tort. Or, elles profitent du contexte actuel difficile pour se présenter en victimes. Convoquées, elles s’en foutent ! Avec des propos outrageants et des menaces de mort, aucune excuse ! » Après en avoir délibéré, le tribunal a respectivement condamné les deux jeunes femmes à 600 e d’amende et dix jours de prison ferme. Elles devront verser 500 e à chacun des policiers et 1 000 e supplémentaires à la policière.

* Assesseurs : Carole Delorme-Le Floch et Séverine Lasch.


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