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Ils arrivaient sur leur lieu de travail avec des stupéfiants

Mis à jour le 10/03/2017 à 11:31 Publié le 10/03/2017 à 05:15
« C'était pour être performant au niveau du boulot », ont avancé les deux prévenus.	(Illustration Frantz Bouton)
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Ils arrivaient sur leur lieu de travail avec des stupéfiants

Deux Azuréens ont comparu devant le tribunal correctionnel de Monaco pour avoir consommé du cannabis et être possession de drogue sur leur lieu de travail.

Pourquoi les jeunes consomment-ils toujours autant de drogue ? Les facteurs sont multiples. Mais on ne pourra jamais accuser les autorités de la Principauté de faiblesse dans les domaines de la prévention et de la répression. Et combien la justice monégasque fait la chasse jusqu'aux plus petits consommateurs.

La détention de quelques milligrammes, en effet, suffit à comparaître devant le tribunal correctionnel.

Deux Azuréens, un de Menton, et l'autre de La Trinité, n'en revenaient pas de se retrouver à la barre pour avoir été contrôlés, respectivement, en possession de 0,40 g de cocaïne et 0,80 g de cannabis. Le premier a été condamné à 300 euros d'amende. Le second à quinze jours d'emprisonnement avec sursis.

L'affaire remonte au 14 septembre 2015. Vers midi, un policier verbalise un véhicule stationné sur un passage piéton de la rue Princesse-Antoinette. Entretemps, le conducteur mentonnais arrive et témoigne d'une nervosité excessive. Ce comportement bizarre oriente le fonctionnaire sur une éventuelle absorption de produit illicite. Il interroge le personnage séditieux qui reconnaît rapidement détenir de la cocaïne dans un sachet. Dans la foulée, son passager trinitaire avoue une petite quantité de cannabis dans sa sacoche.

"Ils affichent une volonté de réinsertion"

Les deux consommateurs essaient de se donner bonne conscience quand le président Jérôme Fougeras Lavergnolle les interroge.

"On bossait à l'époque pour le Yacht Show, affirment-ils. C'était pour être performant au niveau du boulot."

Au conducteur de rajouter: "Depuis trois à quatre mois j'ai tout arrêté. J'ai maintenant une femme et un enfant."

Le magistrat donne un coup d'œil aux casiers judiciaires des prévenus. Le premier a été condamné une fois à Nice, en 2015, pour usage de stupéfiants. Les mentions sont multiples pour le second : violences en réunion, destruction de biens, vol, conduite en état d'ivresse.

Aucun doute pour le procureur Alexia Brianti: "Ce sont des consommateurs réguliers connus de la justice française. Il est tout de même inquiétant de les voir arriver sur leur lieu de travail avec des stupéfiants. Et qu'ils aient conditionné leurs endurances et performances pour assurer leur emploi en prenant de la drogue, ce n'est pas la bonne solution. Aujourd'hui, ils affichent une volonté de réinsertion. Vous sanctionnerez cependant les faits reconnus par une peine de prison assortie du sursis : quarante-cinq jours pour le conducteur ; quinze jours pour le passager."

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public pour le second prévenu et convertira la peine en 300 euros d'amende pour le premier.


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